Au moment où j'écris ces mots, vous êtes probablement en train de dormir. Certains d'entre vous ne sont peut-être pas encore nés. C'est toute la magie de l'option de publication du billet à une date postérieure à son achèvement (moi qui me levais à 05h50 du matin pour être prêt à cliquer à 06h00 du matin pour être sûr d'envoyer mon billet à la bonne heure, me voilà sauvé de cette corvée matinale). Aujourd'hui, nous sommes le 07 mai 2009. Bon, ce n'est pas un grand saut dans le futur, mais j'ai écrit un autre billet qui donne des révélations capitales sur mon identité secrète, mais qui ne sera publié que le 29 avril 2035. Pourquoi cette date ? Vous le saurez au moment voulu...
Ce billet est à l'image de la littérature : une sorte de rayonnement fossile perdu dans la blogosphère (resp. une bibliothèque) qui atteint par inadvertance un blogueur (resp. un lecteur) averti à un instant donné. Entre le moment où j'écris ceci et le moment où vous lirez celà, je ne penserais plus à tout ceci, je ne penserais peut-être même plus tout ce que je pense actuellement (ce qui n'est pas difficile, car dans le futur j'espère penser quelque chose). Le paradoxe est que je pourrais moi-même lire ceci, c'est-à-dire que mon double du futur par la lecture de ce billet, jugera le moi d'aujourd'hui, celui que je suis à cet instant précis où je pianote sur mon clavier. Fascinant...
Ce billet n'avait d'autre but que d'être lui-même finalement, c'est-à-dire bien peu de chose face à toutes ces réflexions profondes.
PS : vous avez le droit de continuer à copier des extraits de ce blog dans vos dissertations de philosophie. De ce que j'ai pu en voir, ces pensées ont du succès. N'hésitez pas à continuer à les répandre autour de vous.
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