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Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 06:00
- Publié dans : Vie du Blog Lectures - Par Julien

Untitled, Kenishi Hoshine

J'avance toujours doucement. Le mois de Février ne sera pas forcément très propice à la lecture de romans. L'histoire du siège de Lisbonne me passionne, mais je passe presque mon temps à noter des citations, tant le style de Saramago m'enchante. Je devrais presque recopier le livre entièrement. Cette lecture est un véritable régal et je prends mon temps : je ne veux pas en perdre une miette.

Et puis, je suis tombé sur La chambre des officiers de Marc Dugain. Un livre court et je suis sous le charme.

Si seulement je pouvais lire aussi rapidement que cela...

45 mots



Filter chante Take a picture et nous rappelle de vieux souvenirs...



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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /Fév /2009 06:00
- Publié dans : Littérature française - Par Julien




Editeur : Pocket

Publication : Décembre 1999

Pages : 165


Les gueules-cassées

Je n'avais pas prévu de lire ce livre maintenant. Il fait néanmoins partie de mon challenge ABC 2009. D'accord, ce livre est très court : pas plus long qu'une nouvelle de Stefan Zweig. Le style est simple et sobre. Il se lit donc rapidement. Je l'ai dévoré.

L'histoire est celle d'Adrien, ingénieur du génie civil transformé le temps d'une guerre en officier subalterne. Pas le temps de voir son premier Allemand, en 1914, qu'il prend un éclat d'obus en pleine figure. Le voilà transporté dans une salle sans miroir au dernier étage du Val-de-Grâce à Paris. Ce sera la chambre des défigurés de cette guerre, qui ne va pas désemplir. Avec ses trois compagnons à la gueule-cassée, Weil, Penanster et Marguerite, Adrien va revenir à la vie et affronter la dure condition de sa blessure.

La lecture de ce livre m'a retourné. C'est très difficile d'imaginer ces blessures (j'ai depuis vu un extrait du film, mais cela ne correspond en rien à ce qui est décrit dans le livre). L'absurdité de la guerre est partout en filigrane ; la naïveté de ces blessés est impressionnante, mais touchante de réalité : c'est très facile pour nous, avec le recul, d'avoir un esprit critique a posteriori, mais la description de l'état d'esprit des officiers faite par Marc Dugain est, selon moi, criante de vérité et reflète parfaitement l'idée que je me suis faite de ces hommes à cet instant là de leur existence et de l'Histoire.

Un style d'une efficacité époustouflante

Le livre est merveilleusement construit : le style empêche l'ennui, la sobriété révèle l'émotion dans les gestes simples, les paroles touchantes, l'architecture simple et efficace - comme je les aime finalement - rend la lecture facile tout en permettant au lecteur d'être actif, de compléter les descriptions, les situations, les attitudes des personnages. La clôture de l'histoire est tout aussi magnifique et répond avec brio avec mes attentes de lecteur et d'être humain. A ma grande surprise, chapeau bas !

Je manque encore de recul pour pouvoir analyser plus précisément ce livre. Mon enthousiasme l'emporte cependant et ce billet reflète mon "sortir-de-lecture" !

Sur les blogs :

De nombreux blogueurs ont lu ce livre. Par exemple, Jules a aimé, Sentinelle a aimé, Flora a aimé.

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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 06:00
- Publié dans : Vie du Blog Lectures - Par Julien

Grand Pinnacle Iceberg III, août 2006, Est du Gröenland, d'après Camille Seaman


Echoués sur un océan si vaste...




Internet est un peu comme un vaste océan dans lequel mes articles, à l'instar de quelques icebergs, libérés de mon blog dérivent vers l'inconnu, sans réel but, une dérive qui peut sembler aléatoire, mais le hasard n'existe pas, dit-on. Il est assez curieux de penser que mes articles seront lus par un explorateur inquiet, qui, certainement perdu dans un labyrinthe de liens, va cliquer systématiquement et machinalement tous les résultats de sa requête jusqu'à trouver le sésame qui lui permettra d'obtenir l'information qu'il cherche vraiment, un peu comme un être enfermé dans une immense salle vide, avec des portes tous les 3 mètres, et qui les ouvre les unes après les autres, en jetant un coup d'oeil rapide derrière chacune d'elles afin de trouver une sortie à sa prison... Mais, bien souvent, ce qu'il y a derrière la porte ne correspond pas du tout à ce qu'il cherche, et cet explorateur inquiet referme aussitôt la boîte de Pandore.
Cet article parle d'eux. De ceux qui en cherchant une quelconque information sans rapport avec mon blog, tombent sur un article, sur un page, sur un billet, sans aucun rapport avec le contenu de leur recherche. J'aime à croire qu'ils sont restés quelques secondes de plus par curiosité, parce qu'il y avait une belle photo, parce que l'atmosphère y était plus froide qu'ailleurs et que ça changeait un peu la monotonie de leur quête.
Mais je sais, je sais pertinemment, qu'ils n'ont posé qu'un coup d'oeil rapide à mon blog, de ce regard alerte et vif qui d'une diagonale parcourt l'ensemble de l'écran de l'ordinateur et informe aussitôt le cerveau sur le qui-vive qu'il n'y a rien ici en rapport avec la recherche. Et presqu'instinctivement, puisque l'instinct de l'homme moderne est ainsi, le doigt figé jusqu'alors, ou qui jouait fébrilement de la molette pour faire défiler les fameuses scrolling bars qui émaillent tous les blogs, ce doigt si immobile l'instant d'avant, la seconde précédente lorsque l'oeil fusait de ligne en ligne, de mots en mots, ce doigt a brutalement cliqué sur le "Reculer d'une page" ou le "Précédent" de l'explorateur, pour refermer à jamais (ou presque) cette page qui n'était finalement que le résultat d'une requête deséspérée.

Catégorie Du lourd :

email des directrices nigeriens vivant au niger @yahoo.fr    2009

Alors, dans ce cas là, j'ai vraiment du mal à comprendre comment Google a pu renvoyer vers mon blog. Il a du s'agir d'une étape transitoire, forcément !

la paradie du glave

Oui, ok, on ne s'excite pas, mais ça veut dire quoi au juste ?
Sûrement une personne qui a tapé vite (la lettre "e" et la lettre "s" ne sont pas éloignée, la lettre "v" et la lettre "c" sont l'une contre l'autre). Elle est tombé sur mon site. Comme quoi, en écrivant n'importe comment, en approximation, on arrive sur des sites de qualité ;) Mais je me demande si le résultat obtenu était le résultat attendu...

cherche un jeune pour mariaj

Je suis tendance, c'est pour ça !


Catégorie Du scolaire :

Pourquoi l'histoire du petit prince est elle surprenante ?

C'est vrai ça, pourquoi elle est surprenante ? Parce qu'un extra-terrestre arrive sur Terre au beau milieu d'un désert ? Parce que cet extra-terrestre est un peu farfelu et ne s'attache qu'à des choses immatérielles ou presque ? Parce que le petit prince est en réalité un conte (haha) ?

Rilke donne t-il des conseils au jeune poète

Bonne question... Je suppose qu'un prof a posé cette question à ces élèves pour vérifier ceux qui avaient lu ou non le livre. Et quelques-uns d'entre-eux qui cherchent la réponse là où elle ne se trouve pas : sur le net !

Quelles instructions nous apporte achebe dans le monde s'effondre

C'est précis, mais comme je n'ai pas encore lu le roman, je n'en sais strictement rien. Mais je veux bien aider à donner la réponse !

Catégorie Du philosophe :

Je vais mourir

Alors, ça, ce n'est pas très rigolo. Comment en vient-on à taper ceci dans un moteur de recherche, si ce n'est pas pour tomber sur le livre de Fernando Marias ? Je m'inquiète pour l'auteur de cette requête...
Pourtant, à bien y réfléchir, chacun d'entres nous aurait pu écrire cette affirmation !



Porcupine Tree propose une dénégation de l'assertion précédente, avec l'excellent Sentimental.

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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 06:00
- Publié dans : Vie du Blog Lectures - Par Julien


The Hope Chest, Rockport, Maine (2007) par Cig Harvey

Mes petites habitudes


J'ai été taggué par Thaïs, pour dévoiler six de mes petites habitudes, penchants, toc ou autres, "sans importance". Difficile de dévoiler quelque chose sans importance, car à partir du moment où j'en choisirais six, je leur aurais accordé une certaine importance et donc, ce ne sera pas si insignifiant que cela...

Je commence quand ma psychanalyse ? Je n'en sais rien...

Le règlement


Le règlement est le suivant :
   1. Mettre le lien de la personne qui nous a taguée.
   2. Mettre le règlement du tag sur le blog.
   3. Mentionner 6 choses, tics ou habitudes sans importance sur vous-mêmes.
   4. Passer le tag à quatre blogueurs.

La liste


Listons mes habitudes (disons les littéraires...) :

=> Je compare toutes les anecdotes de mes amis à des histoires littéraires. A chaque discussion de "cantine", j'essaie de trouver un équivalent littéraire aux histoires des uns et des autres. C'est là que je m'aperçois que je n'ai pas lu grand chose...

=> Quand je suis trop fatigué pour lire, j'apprends les questions du Trivial Pursuit par coeur. Heureusement que cela n'arrive pas souvent : je me ménage ;)

=> Tous les ans, je fais l'acquisition de trois volumes de la Pléïade pendant le mois de mai, pour obtenir le fameux album de l'année. La plupart du temps, je n'ai pas le temps de lire les trois volumes (enfin, pas en totalité pour être précis).

=> Quand je lis une bande dessinée, je regarde tous les détails d'une image avant de passer à la suivante. Cela en devient parfois trop long...

=> Tous les soirs en rentrant du boulot, je consulte avec avidité mes mails pour voir si j'ai eu des commentaires ou des réponses à mes commentaires sur les blogs. Cela en devient une véritable manie. Je m'inquiète, parfois, de ce comportement. Certains jours, je n'ai pas un seul commentaire, et "c'est la défaite". D'autres jours, comme aujourd'hui, quelques commentaires et cela me donne du baume au coeur.

=> A chaque fois que je dévoile quelque chose de mes habitudes, j'essaie de comprendre comment cela pourrait être réutilisé contre moi... Est-ce que cela s'apparente à de la paranoïa ?

Passe ton tag !

Je passe maintenant le tag à quatre blogueurs (par tirage au sort) qui ne l'ont pas encore fait :
- Laetitia,
- Kalistina,
- Dominique (avant qu'elle ne s'envoie un auto-tag)
- Lael.

Voilà, j'espère que tous les autres ne m'en voudront pas, car en choisir quatre, c'est aussi exclure tous les autres ;)


Stevie Ray Vaughan interprète The things that I used to do

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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien


Echec, Ether Elegia

Les dernières volontés


En Juin 1924, Franz Kafka, sur son testament, demanda à son ami écrivain Max Brod de brûler l'ensemble de ses oeuvres. Ce dernier refusa d'accomplir la dernière volonté de l'écrivain, et au contraire, s'acharna à rassembler ses écrits et à les publier.

Il faut penser que Kafka ne croyait en son propre génie, lui qui ne voyait l'écriture que comme une distraction. Il trouvait probablement ses oeuvres, pour la plupart inachevées, insuffisantes.


La trahison


Max Brod avait-il le droit de trahir la demande testamentaire de son ami, pour le bien des générations de lecteurs qui s'en suivirent ? Au nom de l'amitié, non, il n'avait pas le droit. Mais heureusement, pour la postérité de Kafka (et surtout notre grand plaisir), que les amis sont aussi là pour nous tromper pour notre plus grand bien.


Et puis les oeuvres de Kafka ne lui appartenaient plus vraiment, elles faisaient et font désormais partie du patrimoine littéraire mondial. De quel droit Kafka a-t-il voulu disparaître en emportant tout avec lui ? Il est impossible de juger de ce qu'aurait été le monde littéraire (et le monde ?) sans cette belle trahison...



Emiliana Torrini nous gratifie d'un inquiétant Dead things.



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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 06:00
- Publié dans : BD - Par Julien




Editeur : Casterman

Publication : Janvier 1990

Pages : 88


Les voiliers et l'amour

Il s'agit d'une sorte d'histoire d'amour à laquelle il est difficile de croire, une île perdue au milieu de l'océan où quelques habitués se rendent pour s'y retrouver seul ou y faire des rencontres. A la fois un voyage dans le temps autour d'un point fixe, et une errance sociale entre individus complètement perdus.

J'ai eu du mal à croire à la psychologie des personnages, les dialogues sont impossibles et l'ambiance est somme toute assez malsaine. Cela aurait pu être différent, peut être un peu plus poétique, mais les personnages ne sont pas bons.

J'ai également eu du mal avec le dessin et le coloriage un peu psychédélique. On s'y habitue, mais cela fait très fin des années 80 (c'est un peu le cas tout de même). C'est assez marrant de voir que même la BD n'échappe à la mode ambiante.

Dommage, il y avait certainement du bon là-dessous, mais c'est enfoui. A creuser donc :)

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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 06:00
- Publié dans : Essais - Par Julien



Editeur : La Découverte

Publication : Janvier 2007

Pages : 274


Nourrir l'humanité

C’est pendant les terribles vacances de Noël que j’ai commencé la lecture de ce livre. C’était à la fois approprié, et à la fois culpabilisant de le lire à cette période.
Le sous-titre de l’ouvrage est explicite : « Les grands problèmes de l’agriculture mondiale au XXIème siècle. » Pas de tromperie sur la couverture cette fois-ci. Le contenu du livre reflète bien ce à quoi j’étais en droit de m’attendre à la vue de la couverture.

Bruno Parmentier nous explique tout d’abord pourquoi la France possède une des meilleures agricultures du monde : grâce aux nombreux progrès dans le domaine technique, en une cinquantaine d’année, non seulement la France ne connaît plus de famine, mais en plus, elle alimente une bonne partie de l’Europe désormais, comme le font l’Espagne ou les Pays-Bas. L’auteur s’étonne que nous ne nous étonnions pas que nos supermarchés soient remplis de nourriture et que nous ne manquions de rien. Il est en effet étonnant que tout soit disponible tout de suite. Il nous faut du lait, du beurre, du pain, des œufs, des madeleines, des cookies, des yaourts à la confiture, du chocolat… et hop, un petit tour au supermarché, et nous trouvons tout, en grande quantité, avec une grande variété de produits.

L'eau en priorité

Passé ce constat, Bruno Parmentier s’intéresse aux autres pays dans le monde, particulièrement ceux avec une démographie en explosion, ou au moins en croissance, mais dépourvu d’une agriculture digne de ce nom. Les pays développés ne pourront pas fournir de la nourriture pour tout le monde, et certains pays en voie de développement n’ont pas encore forcément le niveau d’agriculture suffisant pour subvenir aux besoins de sa propre population, aujourd’hui. Alors, avec l’augmentation de la population, sans une véritable révolution agricole, il y aura à nouveau des famines.

Voilà l’état des lieux. Cela veut dire qu’il faudra produire plus. Mais un paramètre déterminant est à prendre en compte : c’est la diminution des ressources pour mener à bien une agriculture de qualité. Il y aura moins de terres agricoles (une bonne partie est déjà épuisée ou le sera d’ici 2050), moins d’eau, moins d’énergie. Pourtant, il faudra produire trois fois plus. Une gageure.

L’auteur annonce donc « la fin de l’eau douce, pure abondante et bon marché » dans un petit chapitre très complet. L’eau sera à l’origine de nombreux conflits, et Bruno Parmentier responsabilise les agricultures sur la gestion de cette ressource stratégique (« les agriculteurs, consommateurs et responsables de l’eau »). Ce chapitre mériterait un plus grand développement, mais finalement, j’ai apprécié ce qu’en présente l’auteur car cela permet de se faire une première idée très précise. Je pense que le livre d’Erik Orsenna, L’avenir de l’eau, doit apporter un autre éclairage, dans son genre, sur cet aspect.

Ecosystèmes et énergies

Autre chapitre qui mériterait un livre à lui tout seul, c’est celui sur la diminution de la biodiversité. Après les principes généraux, Bruno Parmentier explique pourquoi la diminution du nombre d’espèces présente des risques majeurs, et comment « les agriculteurs deviennent dépendants d’une poignée de producteurs de semences », ce qui n’est jamais très bon... Ah, les monopoles !


Autre inquiétude : elle concerne les énergies. L’agriculture a besoin d’énergie. L’ère du pétrole arrive à son crépuscule. Les solutions ne manquent pas, du moins en théorie. En pratique, il faudra un investissement financier et humain considérables pour voir enfin des effets notables. L’auteur prétend que l’agriculture peut proposer des solutions, notamment avec les biocarburants. Même s’il émet de nombreuses réserves (disparition des jachères en Europe, mauvais rendement, nécessité d’arbitrage entre nourriture et énergie), l’auteur n’en défend pas moins les aspects écologiques et économiques des biocarburants : moins de gaz à effet de serre, et plus d’emploi.

Comme si cela ne suffisait pas, l’équation intègre également deux nouveaux paramètres, enfin, ils ne sont pas nouveaux, mais en première approximation, nous avions tendance à les négliger naguère, alors qu’ils sont désormais des paramètres à part entière pour la résolution de nos problèmes d’agriculture pour l’horizon 2050 : l’augmentation de la chaleur et des épidémies. C’est l’impact résultant des changements climatiques prévisibles.

Génétique ?

Nous comprenons alors avec Bruno Parmentier que le problème agricole ne pourra pas être résolu avec les « armes » dont nous disposons aujourd’hui. L’arsenal des techniques biologiques intervient à ce point de la réflexion, avec l’épineux sujet des OGM.

Les dernières considérations sont biologico-géo-politico-stratégico-agricoles et ne manquent pas d’intérêt.

Au final

En définitive, tous les grands thèmes côtoyant l’agriculture sont abordés sur le plan du devenir. Comment allons-nous gérer les prochaines famines et nous préparer à assurer un avenir encore possible à 10 milliards d’êtres humains sur une planète qui étouffe.
Dans les prochaines décennies, et cela se joue également en ce moment même, les différents choix politiques, en matière d’investissements, d’axes de recherche et de développement, et leurs applications seront d’ores et déjà décisifs pour l’avenir de l’humanité. Il est à prévoir des conflits, des famines, des épidémies (ce serait tragique si ce n’était pas déjà le lot de l’humanité depuis des siècles) : il risque d’y avoir toujours autant d’injustice et les inégalités vont s’accroître (confère la pensée de John Rawls) dans le domaine de la production agricole. Les « progrès » (on n’utilise plus tellement ce terme, d’ailleurs) de la civilisation seront éclipsés par tous les nouveaux problèmes que vont soulever la surpopulation et l’augmentation de la densité humaine (explosion démographique, alors que la surface habitable tend à diminuer…).

J’ajouterai que le livre est assez factuel et que les arguments sont avancés chiffres à l’appui, l’origine de ces chiffres étant parfois même commentés (chiffres gonflés de l’ONU ou sous-estimés dans d’autres cas).

Une lecture que je conseille à tous les curieux de notre avenir global.

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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /Fév /2009 06:01
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien

Dead End, New York, Josef Hoflehner

Si quelqu'un peut m'éclairer sur l'avis légal publié dans certains journaux par Google, je serais ravi de comprendre les subtilités de l'audience du 11 juin 2009...

L'avis (affichez-le au format pdf en cliquant sur ce lien) est disponible sur le site de GoogleBookSettlement.com.

J'ai bien évidemment consulté le site de Google pour comprendre la démarche, mais les subtilités m'échappent. Je pense que certains blogueurs, concernés par les métiers du livre, sauront m'en dire plus !

Le génial David Bowie interprète The man who sold the world

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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien

Portrait of Taylor, a black drummer boy,
 78th Regiment, US Colored Infantry, during Civil War, 1861

Je suis abonné au Magazine Littéraire. N’y voyez aucune prétention de ma part. Je précise cela, car j’ai toujours trouvé que ce magazine était prétentieux. Il me faisait penser au magazine d’un cercle d’amis qui réalisent les critiques des livres de leurs camarades, à tour de rôle, se rendant services les uns aux autres. Et ce cercle d’amis me semblait être très germanopratin, comme on dit chez nous en province (non, c’est un mensonge, c’est un adjectif parisien que presque personne ne connaît à plus de 100 km de la capitale, mais ce n’est pas bien grave, car l’essentiel est que cet adjectif décrive bien ce qu’il désigne).

Pourtant, j’ai comme le sentiment qu’il y a du changement. Exception faite de l’édito – quoique – qui impressionne par ses références et son langage d’autorité (c’est une succession de citations et de références, presque sans queue ni tête), le contenu me plaît bien. J’ai l’impression que le nouveau rédacteur en chef tient une formule sympathique.

Mais venons-en au fait : je prends du plaisir à écrire, certes, mais vous n’avez certainement pas tout votre temps et il y a beaucoup de blogs de qualité à lire…

En parcourant donc le Magazine Littéraire de Février 2009, je suis tombé sur un article de Percival Everett dont j’avais chroniqué Effacement il y a quelques temps. On ne peut pas vraiment dire que j’avais aimé ce livre. J’ai trouvé que c’était un bon livre, peut-être trop intellectuel, mais je n’avais pas pris de plaisir à le lire, hormis peut-être le passage du livre dans le livre (mea culpa, compte tenu de la suite de l'article).

Percival Everett raconte une anecdote que je trouve particulièrement forte :
« Un incident que je trouve savoureux se produisit à New York, il y a quelques années de cela, lors d’une soirée de prétendues figures littéraires. Je me trouvai pris malgré moi dans une conversation avec un éditeur blanc qui venait de refuser mon roman, Frenzy, sur le dieu grec Dionysos. Il me dit qu’il trouvait le roman plutôt bon, puis me demanda : « Mais qu’est-ce que Dionysos a à voir avec les Noirs ? » Je le regardai fixement l’espace d’un instant, puis répondis : « Un tout petit peu plus, dirait-on, que votre maison d’édition a à voir avec la littérature. » Sa question, si insultante fût-elle, n’était pas rare. Il ne lui serait jamais venu à l’esprit de la poser à un romancier irlandais écrivant sur un explorateur espagnol. Vous imaginez ? « Qu’est-ce que ce roman sur Milton a à voir avec l’expérience juive ? » Le problème est que nombre de lecteurs employés dans les maisons d’édition ne sont pas tant mauvais – bien qu’ils soient racistes – qu’ils sont stupides. Une partie du lectorat ne sait pas faire la distinction entre auteur et œuvre. »

Ce passage est clairement engagé et la réaction est clairement au moins aussi virulente que l’action originelle est nauséabonde. Avec la nouvelle présidence américaine, ce genre d’article aura un écho plus important, c’est certain.

Mais deux choses découlent de ce passage, selon moi. Premièrement, en lisant l’article complet et particulièrement cet extrait, je comprends mieux le livre Effacement. Il prend une nouvelle dimension pour moi, car ce que révèle l’écrivain intellectuel noir du roman est justement son sentiment de culpabilité de devoir écrire sur la banlieue, avec le langage de la banlieue, en gros, ce qu’attend l’éditeur blanc précédemment cité. C’est annoncé dans le livre, mais c’est encore plus flagrant lorsque la réalité rejoint la fiction.

Secondement et conséquemment, je me rends compte que ce qui me marque c’est le fait que l’évènement réel de l’anecdote rejoint l’évènement fictif du roman, et me donne l’impression de donner une autre dimension au roman. Pourtant, ce type de comportement est précisément ce que critique Percival Everett dans ce même article. Il pense que les gens ont besoin d’être rassuré par l’existence de faits réels derrière le récit. Oui, je confirme, je suis plus touché lorsque les faits sont réels.

Le paradoxe est que c’est Percival Everett lui-même qui a contribué à me fournir les clés de ce « qui s’inspire d’une histoire vraie ».

Là où je veux en venir, c’est que je ne pense pas qu’il soit possible de dissocier complètement l’œuvre de son auteur. Il faut essayer de rester objectif en lisant le roman, sans penser à l’auteur. Puis, la biographie de l’auteur peut rajouter une nouvelle dimension à l’œuvre. C’est très souvent le cas en poésie (Baudelaire, Rimbaud, René Char…), en philosophie (Kant, Wittgenstein, Kirkegaard…), mais également en littérature (Proust, Rabelais, Montaigne, Gide, Malraux, Céline, Camus...).

Il est vrai que pour un livre seul, l’apport biographique n’est toujours évident. Enfin tout dépend du livre. Pour le Voyage au bout de la nuit, ou Ulysse, comprendre Céline ou Joyce apporte des clés à la compréhension du roman. En revanche, pour toute une œuvre, l’œuvre d’une vie, la connaissance des différentes étapes biographiques de l’auteur permet de mieux comprendre les différentes étapes de la pensée qui émane des romans.

Alors Percival Everett, dont le message engagé m’a touché, même s’il m’a certainement visé (je ne suis pas manichéen et je ne suis pas du genre à ne pas me sentir concerné, même lorsque c’est déplaisant, surprenant, inquiétant), fait partie de ces écrivains qui écrivent parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement, parce qu’ils ont besoin de faire contrepoids à la littérature ambiante stéréotypée.

Quelque part, cet article a certainement infléchi, légèrement certes, ma façon de lire les romans. Du moins certains romans, ceux que j’estime faire partie de cette vraie littérature ;) Un article que je conseille à tous les membres du Collectif pour la Défense de la Vraie Littérature, car il permet de faire débat !
 

The Little Barrie, excellent groupe méconnu, interprète Yeah, we know you

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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 06:00
- Publié dans : BD - Par Julien



Editeur : Dargaud (Collection Long Courrier)

Publication : Mars 2007

Pages : 120


Les migrants

Si nous nous arrêtons à la couverture dont la couleur "vieille photo"évoque tout de suite les souvenirs, le passé, nous aurions pu croire aisément que l'histoire de cet album allait traiter justement de faits historiques. A l'accoutrement du héros, avec son borsalino et son épaisse valise à la main, nous nous retrouvions dans les années 1950, peut-être dans les années 1920. Mais un détail, un gros détail vient tout de suite stopper ces supputations. Il s'agit de la petite créature blanches, à quatre pattes et à longue queue, tout droit sortie d'un manga.
Un mélange des genres, donc, voilà ce à quoi il faut s'attendre.

Avant le début de l'histoire, nous avons le droit à un tableau de portraits, soixantes portraits exactement, de toutes ethnies, de tout âge et des deux sexes. Tous les regards scrutent le lecteur, avec un mélange d'accusation, d'inquiétude et d'interrogation. Dans quoi nous embarquons-nous ? Rien d'onirique, rien de fantastique dans cette galerie de portrait. Mais le dessin est extraordinairement beau : il s'agit en réalité d'une succession de photos d'identité, de veilles photos, sépia, noir et blanc, vieux jaune sale... Le talent est bien présent...

Chapitre I

Dès la première page, nous comprenons qu'il n'y aura aucun dialogue. Quoi de plus subtile, en effet, que de rendre à la bande dessinée son rôle originel de succession d'images. Il suffit de regarder les cases une à une pour comprendre le sujet de l'histoire. Cela commence avec un origami d'oiseau (un bel oiseau, de la taille d'une grive ou d'une petite mouette) ; une horloge avec des chiffres romains pour nous indiquer que cela se passe dans notre monde ; un chapeau de "papa" ; une marmitte de "maman" ; un dessin de l'enfant (tout ça est très vieille famille, donc cela ne se passe pas de nos jours, mais d'une époque passée) ; une théière fumante ; une tasse de thé avec un billet de voyage avec un paquebot à quatre cheminées ; une valise déjà rangée mais pas encore fermée ; la photo de famille.
En une page, l'histoire est lancée...

C'est cette photo de famille que le père va empaqueter méticuleusement avant de refermer sa valise. Un dessin sur une page complète présente la scène entière, en reprenant tous les éléments de la première page : la mère pose une main amoureuse sur celle du père qui vient de refermer l'épaisse valise. Tout est tragique. Ils n'ont pas le choix.
Toute la petite famille se rend à la gare. Sur la ville, des ronces ténébreuses telles des tentacules funestes s'étendent dans les rues de la ville. Malgré le train qui s'avance, le père prend le temps d'amuser sa fille avec un origami d'oiseau, embrasse tendrement sa femme, puis s'éloigne, laissant sa famille retourner dans leurs quartiers menacés.

Chapitre II

Le lecteur peut observer à travers le hublot de son paquebot (qui n'a que trois cheminées finalement), le père prendre son potage devant la photo de famille. Le temps s'écoule comme autant de nuages fluides dans le ciel.
Les hommes et les femmes sont entassés sur le pont. Ils découvrent une nuée d'étranges êtres volants (entre le lézard, le poisson et l'oiseau), signe que la terre n'est pas loin. Le spectacle de la destination est féérique : une cité gigantesque où buildings, statues en forme de pont forment un ensemble puissant. Le paysage grouille de nuées d'oiseaux et de navires de toutes tailles dans le port.
Nous croirions voir l'immigration vers New York au début du XXème siècle. Mais la langue est incompréhensible. Peut-être voyons-nous avec le regard d'un étranger, sans rien comprendre de tout ce qui est inscrit sur les panneaux, sur les drapeaux, sur les tickets.
Des médecins examinent le père puis on lui colle diverses étiquettes sur la veste de son costume. Le père montre à son interlocuteur (toujours sans dialogue) qu'il ne comprend rien, qu'il n'arrive pas à s'exprimer, qu'il est venu pour sa famille, puis il semble dépité de ne pas pouvoir dire ce qu'il veut.
Dans ce monde onirique, le père (apparemment déçu) obtient des papiers, mais il est muté (par une sorte de ballon-cabine) dans un quartier plus pauvre que les premiers quartiers dessinés, une sorte de brooklyn fantastique.
Le père est perdu, mais il est aidé par un étranger qui lui indique un hotel. La chambre est des plus étranges, et le père manipule maladroitement plusieurs appareils mécano-chimiques avant de voir une de ses étrangères créatures blanches surgir dans sa chambre.
En ouvrant sa valise, le père se remémore sa famille (l'image en question est très belle : la scène de la mère et de la fille, à table, est matérialisée dans la valise du père). Le père est songeur. La cité immense. Il doit nécessairement y avoir d'autres pères comme lui dans ces immeubles gigantesques.

Chapitre III

Pour sa première journée dans ce pays magique, le père est réveillé par la créature blanche qui va l'accompagner. Il peine à prendre les transports en commun (des vaisseaux futuristes tels des navires volants à quelques encablures du sol), mais une dame l'aide à comprendre les subtilités de l'achat d'un ticket (héhé, nous avons tous connu ça un jour !).
Le père s'assoit à côté d'une dame qui lui raconte sa vie : elle voulait lire, mais on la forçait à travailler dans une usine de traite des enfants, et mettre du charbon dans un machine à vapeur, elle n'en pouvait plus. Un soir, elle vola le livre interdit, et s'enfuit à bord d'un train. Les destins de ces gens sont tous tragiques.
Le père quitte sa compagne de voyage et découvre un nouveau quartier. Il cherche du pain, mais tombe sur une boutique qui propose tout (et tout est bizarre bien sûr) sauf ce dont le héros a l'habitude ; le tenancier, un homme à lunettes à l'allure souriante et sympathique, est aidé par son fils. Le fils montre au héros un animal dont la queue évoque les ténébreux tentacules de son propre monde. Mais il s'agit d'une sorte de chat-belette aux grands yeux d'amandes "nutella". Le héros indique au tenancier ses craintes quand aux ronces tentacules et son interlocuteur se remémore des temps sombres où des géants en combinaison aspiraient les gens dans les rues.
Il raconte ainsi son histoire, sa fuite avec sa femme, à éviter les bottes des géants, aidés par une sorte de résistant (en contrepartie d'un pendentif précieux tout de même), à bord d'une simple barque. Aujourd'hui, cette famille vit dans un bonheur éloquent... Le père passe une soirée magique chez ses hôtes.

Chapitre IV

Le père parcourt la ville à la recherche d'un travail. Il s'essuie un grand nombre de refus, avant de trouver des petits boulots. Mais ne sachant pas lire cette langue confuse, il ne parvient pas à être conservé par ses employeurs. Il se retrouve dans une usine géante à faire du travail à la chaîne. Là, il rencontre un vieil homme qui lui raconte son histoire : parti à la guerre la fleur au fusil, littéralement, l'homme s'est confronté à une morbide réalité. Les deux planches où l'auteur dessinent les pieds du soldat sont particulièrement réussies.
Le héros partagent quelques instants avec le vieil et ses amis après le travail. Ils jouent à un étrange jeu de boules.

Chapitre V

Le père écrit à sa famille.
Les saisons passent (encore deux planches particulièrement belles avec des plantes et fleurs d'une grande originalité, ce qui n'est pas évident quand on connaît la grande complexité de la nature !).
Le temps passe et finalement le père reçoit une réponse. Il a demandé à sa famille de le rejoindre.
Les voilà qui arrivent, dans un de ces ballons-cabines. Ce sont les retrouvailles.

Chapitre VI

Une copie de la planche initiale débute le dernier chapitre. L'origami représente un animal étrange ; l'horloge ne ressemble plus à rien ; le chapeau est toujours là ; un bol de tubercules ; les dessins des navires volants ; une théière futuriste ! ; la tasse de thé posée sur un journal (on ne part plus, on s'intéresse à la vie locale) ; la photo de famille - la fille a grandi ; et le père qui donne un pièce à sa fille ; non trois pièces. Le bonheur est présent dans toute la pièce. La petite fille sort, s'amuse puis aide une nouvelle migrante perdue. La boucle est bouclée...

Verdict

Fabuleux. Beaucoup de talent dans le dessin, c'est indéniable. Une grande recherche pour chaque scène, pour chaque détail de l'histoire. On comprend finalement à l'aide de la note finale de l'auteur que ce pays, c'est l'Australie. Bien sûr, l'auteur a voulu rendre son histoire universelle et c'est réussi. Mais on comprend la présence des personnages, chinois, malaysien, européen, indien. L'Australie rassemble de nombreux migrants de tout bord.
Mais l'universalité de l'album, son absence de dialogue, de repère temporel évident, de repère géographique évident, le rend accessible à tous et chacun y trouvera un peu de sa propre histoire.
Absolument somptueux...

Sur les blogs :
- C'est Joëlle qui m'a donné envie de lire cet album.
- Les avis de : Sylvie, Chiffonnette, Jean-François, InColdBlog, Laure, Laurent, Enna, Estelle C, Keisha et probablement bien d'autres...
(Indiquez-moi votre critique et je vous ajouterai à cette liste.)

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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /Fév /2009 06:00
- Publié dans : Essais - Par Julien




Editeur : Robert Laffont

Publication : Novembre 2007

Pages : 375


Où est le mystère ?

Commençons tout de suite par une explication du titre de cet ouvrage quelque peu ornithologique. Qu'est-ce qu'un mystère ?
Selon le dictionnaire :
     1.
ANTIQ. RELIG., au plur. Enseignements secrets expliqués aux seuls initiés.
     2. RELIG. CHRÉT. Dogme révélé comme objet de foi, et qui ne peut être expliqué par la raison.
     3. Ce qui ne peut être expliqué par l'esprit humain dans la nature, ou dans les destinées humaines; ce qui est inconnaissable
     4. Ce qui est difficile à comprendre, à expliquer, mais qui n'est pas absolument impénétrable.
     5. Ensemble de précautions prises pour cacher quelque chose sur quoi on veut que le secret soit gardé.
     6. ART CULIN. Dessert glacé enrobé de meringue, d'amandes et de noisettes pilées.
     7. Au plur. Connaissances qui ne sont pas expliquées aux profanes.
     8. Caractère indéfinissable, ineffable d'une personne.
     9. Ce qui donne l'impression du mystérieux, c'est-à-dire ce qui, par son aspect inattendu, menaçant, étrange, irréel ou fantastique exerce un attrait, une répulsion ou un charme.


Source : ATILF.
http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/advanced.exe?8;s=3476060295;

Alors, évacuons tout de suite toute mystique concernant l'histoire du nom des oiseaux en éliminant les définitions n°1 et n°2. La définition n°3 ne peut pas être retenue également, car le livre serait alors vain. La définition culinaire est à exclure, bien sûr : n°6. Vu la couverture du bouquin et l'éditeur, il faut encore retirer la définition n°7. La définition n°8 me laisse perplexe, mais je l'élimine. Encore, ne voyant rien d'inattendu, menaçant, étrange, irréel ou fantastique dans le nom des oiseaux, je ne peux pas garder la définition n°9.
Il ne me reste plus que deux possibilités :
- l'histoire du nom des oiseaux est mystérieuse car elle est difficile à comprendre et à expliquer (n°4)
- l'histoire du nom des oiseaux est mystérieuse car quelqu'un veut que le secret de cette histoire soit gardé (n°5).

Non, très franchement, je ne vois pas qui voudrait rendre secret cette histoire. Et si cette histoire était si difficile à comprendre et à expliquer, je pense que ce livre aurait été édité chez PUF ou chez Vrin ;)

Non, le titre est très mal choisi. Il n'y a aucun mystère là-dedans.

Les noms d'oiseaux

En dépit de tout cela, le livre est un bon compagnon d'apprentissage pour connaître les différents noms des oiseaux à travers l'europe occidentale - c'est tout de même très limité (anglais, italien, espagnol et allemand). On y apprend les origines de tous les oiseaux communs, à partir des racines grecques, latines ou gauloises, et quelques anecdotes, mais rien de bien exceptionnel.

Même en aimant nos oiseaux à plumes, on reste un peu sur sa faim avec ce genre d'ouvrage. Peut-être faut-il l'avoir sous la main pour le consulter de temps à autres, mais je me vois mal acheter ce genre de livre (merci la bibliothèque).

Pour tous ceux que le vol du pigeon ramier en migration laisse indifférent, qui n'ont cure de la cigogne becquetant dans la décharge municipale, qui ignore le milan royal fièrement posé sur une montagne de détritus ou et dédaigne le goéland à bec cerclé  planant derrière le chalutier, passez votre chemin !

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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 06:00
- Publié dans : Vie du Blog Lectures - Par Julien
Tout sur ma PAL (Pile A Lire)

Tandis que je publiais tranquillement mes billets de BD faisant ressembler mon blog à l'anti-chambre du festival d'Angoulème, j'ai innocemment cru que j'allais passer au travers des mailles de ce tag qui circulait sur les blogs depuis quelques jours. Non pas que je sois pudique, mais j'avais tout simplement une certaine réticence à faire des photographies de mes livres.
Mais c'était sans compter sur la vigilance de Keisha qui m'a remis dans le droit chemin de la blogosphère.

J'ai donc rassemblé quelques livres de ma PAL (pour être honnête, il m'en reste encore quelques uns éparpillés de ci, de là, mais les PAL étant par définition changeantes, j'espère que vous me pardonnerez cette approximation volontaire), et j'ai sorti mon fidèle vieil appareil photo numérique, APN qui a connu la neige, le froid, les délices de plonger dans une rivière, les chocs contre diverses matériaux comme le bois ou les pierres, le sable, mais qui répond toujours présent, malgré ses deux méga-pixels qui feraient bien rire tous les nouveaux APN du marché.

Me voilà en train de prendre des photos de mes chers livres. Je vais peut-être accrocher une des photos au-dessus de mon lit, comme ça, tous les jours en me réveillant, je me rappelerais les livres qu'il me reste à lire pour cette année 2009 !

Ainsi, voici ma PAL en trois photos distinctes (sortez les loupes, c'est purement esthétique...) :




Pas de classement particulier, peut-être les livres ont-ils été rangés par taille, et encore !
Pour être complet, il aurait certainement fallu une petite photographie de l'annexe à la bibliothèque où je me rends, et où sont rangés les quantités de livres qui font partie de ma PAL potentielle, mais l'endroit n'est pas très joli et ce serait dommage de croire que tout le reste de ma région ressemble à ce lieu ;)

Enfin, je rappelle les règles de ce tag, comme le veut la tradition (hum...) :
- prendre en photo les romans de la PAL. Cela peut être réalisé en plusieurs photos,
- nommer le livre qui vous motive le plus (Là où les tigres sont chez eux, pour moi, même si c'est un sacré pavé)
- nommer le livre qui vous motive le moins (Comment les pattes viennent au serpent, parce que c'est assez complexe en réalité, enfin, surtout pour moi avec mes 2 années de biologie niveau collège)
- "Passer le bébé" (=to tag) quatre autres personnes (difficile, car je l'ai vu sur plusieurs autres blogs. Je vais tenter Dominique, Fabienne et Denis, Sébastien et Léthée, qui ont probablement déjà dû être taggués, mais tant pis, cela fera toujours un lien vers leurs blogs respectifs !)


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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 06:00
- Publié dans : BD - Par Julien




Editeur : Delcourt

Publication : Janvier 2004

Pages : 48



Ceux qui t'aiment constitue le troisième et dernier tome de la série Un monde si tranquille.

Du football !

L'histoire commence avec le gardien de but, Renaud, qui lors d'une finale ultra importante pour la vie de tout le pays, marque un facile but contre son camp, but volontaire, sans aucun doute. C'est l'incompréhension totale. Comment peut-on en arriver là ? C'est ce qu'Etienne Davodeau va expliquer en narrant l'histoire d'une superstar, une sorte de Zinédine Zidane, qui a tout gagné et qui a perdu l'envie d'aller plus loin. Lorsqu'un être possède déjà tout, argent / amour / carrière / jeunesse, il n'a peut être plus suffisamment d'objectif concret pour continuer à avancer avec la même envie qu'auparavant. C'est ce qui arrive à Toumermeulen, alias Titou, le champion de l'équipe, qui accepte un dîner chez une vieille dame dont le mari est mourant. Alors que Titou avait accepter l'invitation à la seule condition que personne d'autre ne soit au courant, la vieille dame a trahi sa parole en prévenant un ami de la famille, ivre, qui enlève le footballeur dans le but de demander une rançon. Mais la demande de rançon tourne mal, l'ivrogne blesse gravement Titou. Titou, lui, se rend compte qu'il n'est qu'un objet dont la valeur financière est dictée par sa popularité, qu'il est l'objet de convoitises absurdes. Il veut tout arrêter.

Comme à son habitude, Davodeau ne s'arrête pas seulement à ce récit : il décrit autour une sorte de misère, à la fois financière et intellectuelle, qui touche la France d'en bas. Enfin, pas si bas. La France moyenne vaudrait-il mieux dire, vous et moi, finalement. L'humanité des personnages est très touchante, une nouvelle fois, mais cette fois-ci, j'ai du mal à croire en cette histoire de footballeurs qui prennent conscience qu'ils ne sont que des objets. Je n'arrive pas à comprendre comment cette histoire serait possible. Peut-être parce que dans un sport collectif, l'équipe supporte les individualités et que les individualités agissent dans la discrétion. Pourtant, n'a-t-on pas un exemple flagrant de championne française de natation qui a tout gagné trop rapidement et qui n'a plus l'envie ? C'est très compréhensible, et probablement une belle marque d'intelligence. Malheureusement, comme chacun le sait, l'intelligence apporte un lot d'inconsolables déceptions et d'innombrables désillusions sur notre propre condition de roseau pensant.

Davodeau signe néanmoins encore une bande dessinée très agréable à lire.

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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /Fév /2009 06:00
- Publié dans : BD - Par Julien




Editeur : Delcourt

Publication : Janvier 2004

Pages : 55


Anticyclone constitue le deuxième tome de la série Un monde si tranquille.

La météo humaine

Le travail est au centre des débats. Dans ce tome, les protagonistes, un homme et une femme, se battent (littéralement) pour garder leur poste dans une société de transport minée par des envies de grèves. La femme trompe sa famille en prétendant travailler dans l'export alors qu'elle est employée au ménage. L'homme, Castor, ancien SDF, n'avait qu'un CDD et est prêt à tout (je dis bien à tout : délation, séquestration, meurtre) pour obtenir le sésame de notre existence : un CDI.


C'est assez caricatural, mais encore une fois, je me suis agréablement laissé porté par cette réflexion sur les conditions de travail dans notre société. Davodeau soulève une nouvelle fois un grand nombre de questions dont la plus inquiétante est : sommes-nous prêts à tout pour travailler ?

A l'heure où le nouveau credo de la politique est de nous faire croire que lorsqu'on veut, on peut, cette bande dessinée vient nous rappeler qu'il ne suffit pas de vouloir quelque chose pour l'obtenir, et que, si pour certains la fin justifie les moyens, le contexte global est largement aussi important dans l'achèvement de ses désirs que l'entrain implacable à mettre en oeuvre pour parvenir à sa fin. Vouloir ardemment de l'eau au milieu d'un désert n'a jamais fait jaillir d'oasis de ci, de là.

Le travail est certainement le moyen de socialisation par excellence, mais il ne peut pas constituer à lui tout seul la quête du bonheur.

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Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /Jan /2009 06:00
- Publié dans : Vie du Blog Lectures - Par Julien

Knud Rasmussen, 1879 - 1933, le grand explorateur de l'Arctique,

dont Gretel Ehrlich résume les expéditions dans Ce paradis de glace.


Mes lectures de Janvier 2009


Voici la liste de mes lectures par ordre chronologique (cliquez sur l'image pour accéder aux articles correspondants) :

       


Les évènements de la blogosphère


Ce mois de janvier est marqué par les bonnes résolutions de chacun et les voeux de tout le monde. Un des évènements notable de ce premier mois de l'année est la publication de la Méga-Liste de Grominou pour le défi Blog-o-trésor. Cette liste regroupe les livres préférés des blogueurs : c'est donc une référence pour tous les nouveaux qui souhaitent se constituer une LAL (Liste A Lire), et tous les moins nouveaux qui peuvent cocher les livres lus et le reste à faire...

Le 1er janvier, le blogoclub (un regroupement de blogueurs effectuant une lecture commune tous les trois mois) a été très actif : les billets sur La dame en blanc de Wilkie Collins se sont disséminés sur la toile. Cette lecture commune a du succès.


Durant le mois de janvier 2009, quelques évènements, notamment quelques swaps auxquels je ne participe pas, ont été organisés.

Géraldine a réalisé l'interview de Suzanne de "ChezLesFilles.com", tandis que nous recevions nos livres de Babelio. Par ailleurs, Léthée et Ameleia ont créé le Collectif des Défenseurs de la Vraie Littérature. Thaïs a lancé son jeu loto des régions, Lucile organise tous les vendredis la pêche aux mots (un jeu du "dictionnaire").


Les évènements du blog "Les lectures de Julien"


Changement de design, de bannière, de présentation des articles : le blog fait peau neuve. Après avoir négligé mes lectures pendant un peu plus de deux ans, j'ai décidé de lire mes classiques et d'en garder une trace au travers des billets que je publie. Le second semestre 2008 a vu le blog renaître de ses cendres fumantes, et le mois de janvier annonce un regain d'activité. Cela ne durera probablement, il y aura certainement un essouflement, une lassitude, à un moment donné. Pour le moment, profitons de ma motivation ;)

J'ai également choisi de ne plus noter les livres avec des chiffres, mais avec des étoiles. C'est purement psychologique (et un peu esthétique aussi, il faut l'avouer) car attribuer une note chiffrée fait tout de suite penser à de mauvais souvenirs (école, argent, évaluation professionnelle, résultat d'élection, cours de la bourse, etc...). En revanche, une étoile, c'est beau, ça fait rêver : astronomie, soleil, flocons de neige, étoile de mer, Hollywood, etc...


L'avancement des défis


Les liens vers les articles indiquent les livres lus dans le cadre d'un défis depuis le début de l'année 2009.


      Blog-o-trésors

Austen Jane - Orgueil et préjugés
Brontë
Charlotte - Jane Eyre
Flaubert Gustave - Madame Bovary
Char René - Fureur et Mystère

   Blogoclub (lectures communes)

Collins Wilkie -
La dame en blanc
Le Clezio, Jean-Marie-Gustave - Onitsha

      Lire autour du monde

Achebe Chinua  - 
Le monde s'effondre
Andric Ivo - Le pont sur la Drina
Ehrlich Greta - Ce paradis de glace
Kazantzaki Nikos - Alexis Zorba
Kourkov Andreï - Le Pingouin
Pfeiffer Ida - Voyage d'une femme autour du monde
Saramago Jose - Histoire du siège de Lisbonne
Schonstein Pinnock, Patricia - Skyline
Tennant Alan - En Vol

      Chick-litt for men

Young Elizabeth - Que la meilleure gagne


      ABC 2009

Achebe Chinua - Le monde s'effondre
Blas de Robles, Jean-Marie - Là où les tigres sont chez eux
Chevalier Tracy - La jeune fille à la perle
Dugain Marc - La chambre des officiers
Ehrlich Greta - Ce paradis de glace
Fox Keller, Evelyn - Expliquer la vie
Germain Sylvie - Tobie des marais
Hugo Victor - Les travailleurs de la mer
Inoué Yasushi - Au bord du lac
Jaspers Karl - Introduction à la philosophie
Kazantzaki Nikos - Alexis Zorba
Laclos (de) Choderlos - Les liaisons dangeureuses
Murakami Haruki - Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil
Ndiaye Marie - Rosie Carpe
Ovaldé Véronique - Déloger l'animal
Pfeiffer Ida - Voyage d'une femme autour du monde
Queneau Raymond - Exercice de style
Romilly (de) Jacqueline - Petites leçons sur le grec ancien
Schonstein Pinnock, Patricia - Skyline
Tennant Alan - En vol
Updike John - Jour de fête à l'hospice
Voltaire - Zadig
Westlake Donald - Smoke
X - x
Young Elizabeth - Que la meilleure gagne
Zola Emile - Le ventre de Paris




I started a joke des Bee Gees, interprétée par Kathryn Williams

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