Où suis-je ?

Blogs Amis

  • Ornitho83 : sorties natures et ornithologiques

Le Barème

: au secours !

: mauvais

: passable

: plaisant

: excellent

: chef d'oeuvre

Ma PAL en Images

Fouiller

Statistiques du blog

Abonnez-vous !

http://www.wikio.fr

W3C

  • Flux RSS des articles
Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 07:29
- Publié dans : Vie du Blog Lectures - Par Julien
Tandis que je vais retrouver un peu de temps à consacrer à la lecture et à mon blog cette semaine, je n'ai pas résisté à l'acquisition de ces quelques livres :




Et alors que mes challenges n'avancent pas, on m'a prêté ces deux livres incontournables :



Le livre ci-dessous est également tombé dans ma PAL :



Et enfin, la gentille Thaïs m'a offert, pour ma participation à son jeu "Loto des régions", le livre suivant :

J'espère que le mois d'Avril sera plus long que celui de Mars, car mes lectures n'avancent pas beaucoup et pourtant, la PAL s'agrandit, inévitablement...

Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /Mars /2009 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien
Overgrown, oeuvre de Chrissie McDonald

Le Centre National du Livre (CNL pour les intimes) relaie une information très intéressante pour les lecteurs que nous sommes, sur son site : la publication du rapport sur la situation du livre, réalisé par Hervé Gaymard pour le ministre de la Culture et de la Communication (tiens donc, Culture et Communication ensemble dans le même ministère, comme c'est curieux... Cela fait longtemps que je ne suis pas sorti de chez moi, il s'en passe des choses au-dehors on dirait...).


Nous lecteurs, en bout de chaîne de l'industrie du livre - pardon, de l'édition devrais-je écrire -, sommes concernés par de nombreux points présentés dans ce rapport passionnant (j'aime encore plus les verbatim). Au-delà de l'aspect purement financier (non, on ne revient pas sur le prix du livre, ni sur la réduction plafonnée à 5 %), la lecture de ce rapport, au moins dans ses grandes lignes, donne une idée passionnante du monde de l'édition. J'encourage tout le monde à faire preuve de curiosité et à cliquer sur les différents liens proposés !

L'excellent groupe MGMT interprète Future Reflections.

Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /Mars /2009 22:12
- Publié dans : Vie du Blog Lectures - Par Julien
Campagne publicitaire de DDB Berlin pour Lokalisten.de

Api, bird's day

Tout le monde aime les anniversaires. Et tout le monde aime recevoir des cadeaux. Enfin, presque tout le monde, il y a toujours des exceptions.


A l'heure où de nombreux blogs fêtent leurs anniversaires, il en est un qui mérite un peu plus d'attention car il ne fête pas sa première année d'existence comme beaucoup d'entres-nous, il ne passe non plus le cap fatidique des trois ans - là où les blogueurs fatiguent compréhensiblement -, non, il fête ses cinq années d'existence.

Cinq pour un blog, c'est long et pour un blog littéraire, c'est exceptionnel. Ce blog, c'est celui de Sébastien (le berlinois !) de LirePlus. Cinq ans, c'est l'occasion de se refaire une petite beauté, un petit nom. LirePlus devient Le Globe-Lecteur, car son bouillonnant créateur ne manque pas d'enthousiasme, de motivation et d'idées pour animer son espace virtuel.

Et comme si cela ne suffisait pas, notre ami organise un concours pour l'anniversaire de son blog et pour lequel il suffira de proposer un court commentaire de son livre préféré.  Un concours pour gagner des livres, ça vaut le coup ;) Alors venez nombreux vous exprimer sur son blog !

Beth Gibbons, la chanteuse du groupe Portishead, interprète Show.

Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Samedi 21 mars 2009 6 21 /03 /Mars /2009 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien
Oeuvre digitale Tree House de Jochem Van Wettem

Télérama nous surprend encore... Je n'aime pas vraiment ce magazine, pour diverses raisons notamment ces critiques, qui sont pourtant, nécessaires - je n'imagine pas un instant ne pas regardez la critique de Télérama pour un film ou pour un livre qui m'a plu, ne serait-ce que pour constater les divergences de points vues sur la façon d'aborder l'oeuvre en question.


Pourtant, je ne m'attendais pas à ce que Télérama suive deux modes : d'une part, celle des listes, qui consiste à présenter les listes des 10 meilleurs films, 10 meilleurs souvenirs, 10 meilleurs chansons, etc... Un peu sur le modèle des tags, d'ailleurs. D'autre part, celle des blogs. Car dans son article du fil des livres sur la bibliothèque idéale, que fait la journaliste de Télérama si ce n'est prendre le pas sur l'initiative de Grominou et sa liste aux trésors, à quelques semaines d'intervalles. Curieuses coïncindences.

Enfin, inutile de chercher qui a commencé, l'essentiel est le résultat : Télérama a demandé à 100 écrivains francophones de citer leurs 10 livres préférés. Quels étaient ces 100 écrivains ? Ils sont répartis de la sorte et vous pouvez consulter leurs choix sur le site de Télérama, dans le fil de la Bibliothèque Idéale des Ecrivains :
- de Olivier Adam à Pierre Bergounioux (en passant pas François Bégaudeau, Frédéric Beigbeder et Antoine Bello) ;
- de Clémence de Biéville à Michel Crépu (en passant par Emmanuel Carrère et François Cheng) ;
- de Catherine Cusset à Annie Ernaux (en passant par Charles Dantzig, Marie Darrieussecq, Philippe Djian et Matthias Enard) ;
- d'Alice Ferney à Christian Garcin (en passant par Pierrette Fleutiaux et Tristan Garcia) ;
- de Jérôme Garcin à Jacques Henric (en passant par Sylvie Germain et Jean Hatzfeld) ;
- de Xavier Houssin à Michèle Lesbre (en passant par Régis Jauffret et Charles Juliet) ;

- de Jonathan Littell à Eugène Nicole (en passant par Patrick Modiano et Marie N'Diaye) ;
- de Lorette Nobécourt à Olivier Rolin (en passant par Véronique Ovaldé, Daniel Pennac et Claude Pujade-Renaud) ;
- de Marie Rouanet à Pierre Senges (en passant par Jean-Christophe Ruffin et Eric-Emmanuel Schmitt) ;
- de Florence Seyvos à Antoine Volodine (en passant par Philippe Sollers, Chantal Thomas et Jean-Philippe Toussaint).


La liste des auteurs les plus cités et de leurs oeuvres peut donner des idées à bon nombre d'entres-nous pour piocher quelques livres en cas de soucis de PAL...

Les auteurs les plus cités
  1. Marcel Proust (33 fois)
  2. William Faulkner (24)
  3. Gustave Flaubert (23)
  4. Fiodor Dostoïevski (16)
  5. Virginia Woolf (15)
  6. James Joyce (14)
  7. Franz Kafka (14)
  8. Louis-Ferdinand Céline (13)
  9. Samuel Beckett (11)
  10. Arthur Rimbaud (11)
  11. Stendhal (10)
  12. Mme de La Fayette (9)
  13. Léon Tolstoï (9)
  14. Malcolm Lowry (9)
  15. William Shakespeare (9)
  16. Herman Melville (9)
  17. Primo Levi (9)
  18. Georges Bataille (9)
  19. Jean Giono (9)
  20. Charles Baudelaire (8)
  21. Homère (9)
  22. André Breton (8)
  23. Albert Camus (8)
  24. Miguel de Cervantès (8)

Les livres les plus cités
  1. A la recherche du temps perdu, de Marcel Proust (33 fois)
  2. Ulysse, de Joyce (13)
  3. Iliade et Odyssée, d’Homère (9)
  4. La Princesse de Clèves, de Mme de La Fayette (9)
  5. Le Bruit et la Fureur, de William Faukner (8)
  6. Absalon, Absalon !, de William Faulkner (8)
  7. Les Fleurs du mal, de Baudelaire (8)
  8. Sous le volcan, de Malcolm Lowry (8)
  9. Don Quichotte, de Miguel de Cervantès (8)
  10. L’Education sentimentale, de Gustave Flaubert (7)
  11. La Bible (6)
  12. Fictions, de J.-L. Borges (6)
  13. Journal, de Franz Kafka (6)
  14. Moby Dick, de H. Melville (6)
  15. Les Frères Karamazov, de Fiodor Dostoïevski (6)
  16. Une saison en enfer, d’Arthur Rimbaud (6)
  17. Anna Karénine, de Léon Tolstoï (5)
  18. Correspondance, de Gustave Flaubert (5)
  19. La Divine Comédie, de Dante (5)
  20. Les Liaisons dangereuses, de Choderlos de Laclos (5)
  21. Le Maître et Marguerite, de Mikhaïl Boulgakov (5)
  22. Mémoires d’outre-tombe, de Chateaubriand (5)
  23. Récits de la Kolyma, de Varlam Chalamov (5)
  24. Si c’est un homme, de Primo Levi (5)
  25. Voyage au bout de la nuit, de L.F. Céline (5)

Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires
Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /Mars /2009 06:00
- Publié dans : Poésie - Par Julien


 

Editeur : Gallimard (Collection Poésie)

Publication : Mars 1999

Pages : 130


Difficile à absorber

Je n'ai jamais lu de livre de Jean Genet et il faudrait très certainement que je lave cet affront avant qu'il ne me reste à l'esprit que ce poème difficile à absorber. Absorber, je crois que c'est bien le mot, car le contexte qui entoure la création du poème met à mal bien des paradigmes sociaux avec lesquels mon caractère est forgé.

Et pour apprécier la poésie, il faut que les mots sonnent en moi, qu'un écho mélodieux répondent au tréfond de mon âme, et exulte en mon coeur (l'endroit est sans aucun doute le même d'ailleurs). Que mes neurones s'agitent et, intuitivement, résonnent à la bonne fréquence, une harmonique, c'est cela que j'attends d'un poème !

Ici, le poème de Jean Genet est dédié à son co-détenu de bagne, ami et amant Maurice Pilorge, condamné à mort et exécuté le 17 mars 1939. Jean Genet y met tout son savoir-faire de poète classique sombre, entre les « épines du rosier », ou l'« ange qui sanglote accroché dans un arbre », puis soudain, nous gratifie de quelques strophes pernicieuses pour le poème lui-même, dont voici la première néfase occurrence :

« Et c'est pour t'emmancher, beau mousse d'aventure,
Qu'ils bandent sous leur froc les matelots musclés.
Mon Amour, mon Amour, voleras-tu les clés
Qui m'ouvriront le ciel où tremble la mâture

D'oû tu sèmes, royal, les blancs enchantements,
Qui neigent sur ma page, en ma prison muette :
L'épouvante, les morts dans les fleurs de violette,
La mort avec ses coqs ! Ses fantômes d'amants ! »



Puis le paroxysme :

« Tristesse dans ma bouche ! Amertume gonflant
Gonflant mon pauvre coeur ! Mes amours parfumées
Adieu vont s'en aller ! Adieu couilles aimés !
Ô sur ma voix coupée adieu chibre insolent ! »

Alors, ce n'est pas tant que je n'ai pas aimé le style de Jean Genet, mais il faut avouer que cet auteur n'a rien d'un poète, pour moi. Peut-être, pour le moins, son style est-il poétique.

En définitive, je n'ai pas aimé. Les mots crus me dérangent sans aucun doute, je préfère de loin quelque chose de plus subtile. Jean Genet poète, ce n'est pas pour moi. En revanche, je préfèrerai certainement ses romans et ses pièces de théâtre.

Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien


La mise en place des jurys demande une préparation impressionnante... Pour choisir ses 120 lectrices, ELLE procède dès aujourd'hui à l'enregistrement des candidatures...

Je sais que certaines d'entres-vous ne feront qu'une bouchée des 28 livres qui vous seront gracieusement envoyés !

Mesdemoiselles, mesdames, cliquez sur le logo pour vous inscrire, si le coeur vous en dit, si vous n'avez plus de livres à lire, si vous souhaitez participer à ce marathon livresque, si vous désirez critiquer les nouveautés de la collection automne/hiver 2009-2010, si vous aimez recevoir des livres gratuitement dans votre boîte aux lettres.

Ecrire un commentaire - Voir les 19 commentaires
Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 06:00
- Publié dans : Littérature française - Par Julien



Editeur : Jacques André (Collection En attendant le bus)

Publication : Octobre 2008

Pages : 61


Un bébé sans saveur...

Et le bébé était cuit à point est un livre que l'éditeur m'a gentiment envoyé, en échange d'une critique éventuelle ("qu’il soit éventuellement le sujet d’une de vos chroniques de lecture"). J'ai décidé de jouer le jeu, car si la démarche peut être critiquable (confère l'article sur la publicité dont profitent les éditeurs avec nos blogs), j'ai été recommandé par Géraldine auprès de cet éditeur, et le contact a été, dirons-nous, très humain aussi bien dans les premiers mails que lors de la réception de l'ouvrage qui contenait un marque-page de l'éditeur avec une inscription manuscrite au dos : "En vous souhaitant bonne réception et bonne lecture". D'accord, c'est simple, mais c'est efficace et je remercie l'éditeur pour cette délicate attention. En échange, voici donc mon billet, avec toute l'honnêteté et la subjectivité dont je peux faire preuve. Bien que je n'ai pas apprécié l'ouvrage, il mérite bien qu'on parle un petit de lui.

Le livre appartient donc à une collection "En attendant le bus" et cette collection porte parfaitement son nom, car la soixantaine de pages du petit livre se dévorent assez rapidement, même pour un lecteur lent et non assidu comme moi.

L'histoire est celle d'une jeune femme, Blanche, à la vie morne, à l'allure morne, et qui se sent écrasée par sa mère qui vit parfaitement son divorce en multipliant les amants. La mère se débarrasse du chat Harmonie et en obligeant Blanche à la prendre dans son appartement. Ce chat va être l'élément déclencheur de la nouvelle vie de Blanche : nouvel amant, nouvelles réussites dans son travail (industrie agro-alimentaire), nouveau bien-être. Jusqu'à ce que Blanche découvre l'horrible vérité.

Tout d'abord, j'ai cru comprendre qu'il y avait de l'humour dans le traitement de ce récit, mais je n'ai pas bien compris ce qui était drôle. Quoique, humour ne veut pas forcément dire drôle... Mais l'humour noir fait sourire. Là, je n'ai rien vu passer, même en lisant entre les lignes...

Ensuite, les différents éléments de l'histoire ne sont traités que partiellement, la faute à la longueur du récit, mais si l'histoire avait été plus longue, il n'est pas sûr que je serai allé beaucoup plus loin dans ma lecture : le thème du chocolat revient quelques fois pour montrer que Blanche possède un travail qui ressemble à celui d'Octave dans 99 francs de Beigbeder (les slogans ou idées qu'elle trouve ne tiennent pas la route, et ne sont toujours pas... drôles...) ; les différentes scènes semblent improbables, la mère qui balance le chat, l'amant qui débarque chez Blanche, la présentation de Blanche devant son patron et les clients - on dirait que tout est bancal, sans trop savoir pourquoi ; l'aspect conte est sous-jacent dans le récit, et pourtant mal exploité - on comprend presque mieux la quatrième de couverture que le récit lui-même.

A french psycho

A cela, faut-il ajouter la présence bien trop patente de la psychanalyse tout au long du récit, de l'allusion au complexe d'Oedipe inversé (la castration symbolique), à l'explicite citation de Jung. Cela ne laisse plus grand chose au lecteur pour se poser des questions en attendant son moyen de transport préféré. Entre une héroïne qui s'appelle Blanche (comme Blanche-neige ou toute autre héroïne de conte de fées, immaculée et vierge), et le chat qui se nomme Harmonie (histoire de bien faire comprendre au lecteur que le chat est la cause du bien-être entre Blanche et son amant), et la mère jamais nommée. Non, c'en est trop, Bruno Bettelheim a laissé un héritage bien trop grand pour qu'il puisse être récupéré partiellement et sans âme de cette manière !

L'essentiel, néanmoins, est que ce court récit remplisse sa fonction première : nous faire patienter pendant qu'on attend le bus. Et pour ça, il est très efficace ! Pour ma part, ce n'est pas ce que je recherche dans la littérature. Le livre m'a paru bien fade, sans grand intérêt et j'ai activé ma mémoire "poisson rouge" pour le lire : aussi vite lu, aussi vite oublié.

Dernier bémol : le rapport quantité / qualité / prix. Ce petit livre coûte 5 €. D'accord, l'éditeur est un petit éditeur et ce livre n'a pas le même tirage que les folio à 2 €, mais je me rappelle avoir lu L'étrange histoire de Benjamin Button pour la modique somme de 1,5 € et encore, il y avait une seconde histoire. La concurrence sera donc rude, car pour mettre 5 € pour 61 pages, il faut vraiment que le récit en vaille la peine...

Sur les blogs :

Je ne donnerais qu'une seule adresse : celle de Géraldine dont le commentaire est enthousiaste (et vous pouvez même lire une interview de l'auteur sur son blog).

Ecrire un commentaire - Voir les 19 commentaires
Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /Mars /2009 19:26
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien
Hoods and wolves, sculpture en fil de fer de Benedetta Mori Ubaldini

La poésie de Saint-John Perse est de loin la poésie qui me transporte au plus profond de moi-même et en même temps à mille lieues de là. Si j'aime l'art de Rimbaud, la beauté de Baudelaire et le talent de Hugo, seul le sieur Alexis Saint-Léger Léger arrive à sublimer mon âme.


Tandis que le Printemps des Poètes 2009 (des poètes et non pas de la poésie), je voudrais rendre un hommage ici à l'homme qui me transcende, après m'être recueilli sur sa tombe - impressionnant monolithe dans le petit cimetière marin de la presqu'île de Giens (recueilli est un bien grand mot, je ne sais jamais trop ce qu'il faut penser quand on est penaud, debout devant un bloc de faux marbre inerte, dernière demeure pour la dépouille d'un être, qu'il soit cher ou pas, qu'il soit proche ou pas).

Voici donc une chanson extraite d'Anabase :

Mon cheval arrêté sous l'arbre plein de tourterelles, je siffle un sifflement si pur, qu'il n'est promesses à leurs rives que tiennent tous ces fleuves. (Feuilles vivantes au matin sont à l'image de la gloire)...

Et ce n'est point qu'un homme ne soit triste, mais se levant avant le jour et se tenant avec prudence dans le commerce d'un vieil arbre, appuyé au menton à la dernière étoile, il voit au fond du ciel à jeun de grandes choses pures qui tournent au plaisir...

Mon cheval arrêté sous l'arbre qui roucoule, je siffle un sifflement plus pur... Et paix à ceux, s'ils vont mourir, qui n'ont point vu ce jour. Mias de mon frère le poète on a eu des nouvelles. Il a écrit encore une chose très douce. Et quelques-uns en eurent connaissance...

Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /Mars /2009 09:24
- Publié dans : Vie du Blog Lectures - Par Julien
Le Mexique est roi !

Alors que du côté du Blogoclub on annonce une rupture de stock imminente ou avérée de L'instinct d'Inez de Fuentes, j'en ai pris, chez mon libraire préféré, le dernier exemplaire et laissé l'emplacement vide sur le rayon.


Ma main s'est également laissée emporté pour le Pedro Paramo de Juan Rolfo, dont on dit que c'est un chef-d'oeuvre... Je suis intrigué.


J'ai également profité de mon passage à la libraire pour préparer mon swapounet organisé par Armande. Me voilà pourvu du fameux carnet qui compose le colis. Une première étape...



Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /Mars /2009 06:00
- Publié dans : Essais - Par Julien



Editeur : Tallandier

Publication : Avril 2006

Pages : 243


Un régal de cartes !

La géographie fait partie de mes lacunes, bien que j'ai toujours aimé cela. Je me rappelle avoir appris quelques capitales du monde, plus jeune, et jouer à les retrouver. Mais je suis incapable de situer correctement les pays dans le monde. Je connais très mal la géographie mondiale. Une lacune qu'il est possible de complet de deux manières possibles : des jeux géographiques en ligne, ou Le dessous des cartes de Jean-Christophe Victor, Virginie Raisson et Frank Tétart.

L'ouvrage, au format allongé si particulier - et pas forcément évident à caser dans les petites bibliothèques - débute avec par cette superbe citation de Valéry : « Les évènements ne sont que l'écume des choses, ce qui m'intéresse, c'est la mer ».

L'architecture du livre est composée de deux grandes parties : la première partie, itinéraires géopolitiques, est constituée de cinq chapitres consacrés aux différentes zones géographiques, dans l'ordre, Europe, Amériques, Orient, Asie et Afrique (au passage soulignons encore une fois, l'absence de l'Océan, ce « continent invisible »...) ; la seconde partie, le monde qui vient, passe en revue thèmes et pays dont le devenir est étudié par les experts de la géopolitique (conflits, terrorisme, prolifération nucléaire, Colombie, Côte d'Ivoire, Afghanistan, le monde peut-il se nourrir le monde ?, santé inégale, barrages turcs, golfe de Guinée, passage Nord-Ouest, etc...).

Une série de petites cartes un peu flashy mais très explicites agrémentent les chapitres de l'ouvrage ; les textes sont clairs et concis ; les encarts explicatifs précisent soit l'histoire (l'histoire géographique souvent), soit les flux d'échanges (gaz, pétrole, routes commerciales, possibilités de déploiement militaire, etc...). Tout est très simplement expliqué, c'en est admirable.

Très franchement, si comme moi vous ne comprenez jamais rien à ce qui se passe dans le monde (la faute à des journaux télévisés ou radiophoniques de plus en plus obscures et avares en explications - à croire que les journalistes eux-mêmes ne décryptent plus rien mais se contentent de lire les dépêches qu'ils reçoivent), si vous êtes curieux de comprendre pourquoi l'Afghanistan est un enjeu, pourquoi il y a une guerre Tchétchénie, compléter votre vision de la Chine, situer les territoires de Palestine, les pays des Balkans, procurez-vous Le dessous des cartes et régalez-vous d'une lecture qui dévoilera de nouveaux horizons...

Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /Mars /2009 22:34
- Publié dans : Vie du Blog Lectures - Par Julien
Vos derniers commentaires ne sont pas tous apparus aujourd'hui, mais je les ai tous bien reçu par alerte mail. Le problème semble provenir de la plate-forme over-blog sur lequel est hébergé mon blog, et sur laquelle je n'ai aucune maîtrise technique (sinon, vous vous doutez bien que cela marcherait à merveille). Patience donc, je ne doute pas que tous vos commentaires apparaîtront comme par magie lorsque les bidouilleurs / développeurs web de mon hébergeur traiteront cette anomalie...

Ah, ces imprimeurs du web !! Ce n'est plus ce que c'était de mon temps ;-).



Edit de 22h35 : il me suffit d'écrire cet article pour que tout se débloque... Je leur ai sûrement fait peur !!!

Bouh !

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /Mars /2009 06:00
- Publié dans : Vie du Blog Lectures - Par Julien
Exit, 2009, photo de Brian Dilg

De la publicité gratuite pour les éditeurs ?

Suite à deux articles très intéressants - et Sylire ne s'y est pas trompée ;-) -, le premier chez Ys (Le phénomène blog : l'enquête du Magazine des Livres), qui renvoie elle-même vers le second, un article de Laurence sur Biblioblog (La donne change... mais est-ce à notre avantage ?), je suis amené à reconsidérer la question des envoi de livre par les éditeurs pour diffuser un espace publicitaire.

Récemment, j'ai été, comme de très nombreux blogueurs, contacté par Chez-les-filles.com (je suis un garçon, mais cela ne les dérange pas le moins du monde, heureusement pour moi), pour la lecture du roman de Nathalie Rheims (allez, un peu de pub supplémentaire au passage en cliquant sur mon lien), de Rawi Hage (De Niro's game) et récemment de l'ouvrage d'Irène Frain dont je me demande si je vais le terminer : il n'est pas mauvais à proprement parler, mais sans saveur, et finalement, je préfère choisir moi-même mes livres, nous y reviendrons).

Laurence et Ys soulèvent le problème de l'utilisation de nos blogs comme espace publicitaire par les éditeurs, de nos critiques comme moyens de promotion pour d'ouvrages transmis en masse à des lecteurs compulsifs qui avalent des ouvrages souvent faciles à lire, en parlent avant (j'ai reçu le livre untel), pendant (voici ma critique du livre machin), et après (ce n'est pas de nous envoyer le livre truc). Je le sais, car c'est ce que je fais et suis précisément en train de faire.

Mais Laurence possède des arguments qui me touchent personnellement. Le fait que les professionnels s'intéressent au phénomène du blog ne m'affecte pas le moins du monde. J'aurais presque tendance à trouver légitime ce regard si l'article d'Ys ne mettait pas en évidence que les professionnels ne daignent même pas citer les blogs prolifiques de la blogosphère et se concentrent sur les sites de leurs confrères. En revanche, quand il s'agit de faire de la promotion de masse, nos blogs sont une cible de choix.

Ils savent particulièrement bien qu'en nous offrant un livre (du pouvoir d'achat de gagné ?), ils s'assurent d'une pub gratuite sur des blogs lus par des dizaines de personnes chaque jour. D'accord, presque toujours les mêmes personnes, mais n'oublions pas que parmi nous, il y a un grand nombre de libraires, de bibliothécaires, d'universitaires qui propagent la bonne (ou mauvaise, mais l'essentiel est d'en parler) parole autour d'eux.

Revenons-en à l'article de Laurence ! Elle précise que les professionnels sont parfois sournois (ce n'est, je l'espère pas le cas de tous, mais je sais que dans le privé, on est parfois prêt à tout et n'importe quoi pour voir ses objectifs personnels atteints en fin d'année) : ils envoient des livres en masse aux lecteurs ; ces derniers en parlent sur leurs blogs ; les professionnels s'étonnent de cet engouement subit par les blogueurs pour tel livre et hop, l'estampillent "repéré par les blogueurs" !

Astucieux ! C'est vrai que pour repérer quelques choses, c'est toujours plus facile de le mettre sous le nez, cela facilite la chose.

La liberté de choix ?

Mais l'argument suprême de Laurence, pour moi, est cette "diversité de nos regards" qui nous permet de papillonner au gré de nos expériences de livres en livres, d'en conseiller certains, d'en découvrir d'autres, de se renseigner chez les uns ou les autres qui font comme nous.

Cette pseudo-liberté (on pourra toujours objecter que la liberté de choisir est bien réduite et dépendante du choix en librairie, chez les éditeurs, etc...) est toujours bien plus grande que celle qui consiste à recevoir chez soi le même livre que tous les autres blogueurs, et d'être surpris, déçu, enchanté parfois, pourquoi pas. Pourtant, la répétition de ces envois pourrait aboutir à un effet pervers qui conduirait à l'appauvrissement de la diversité des critiques des blogueurs.

Bien sûr, je ne dis pas qu'il faut être contre ces envois. Mais, comme tout, il faut éviter que cela ne prenne des proportions trop importantes. Je pense ainsi que les blogueurs se sont déjà aperçus de cet effet pervers, et recevoir un livre et devoir le lire au détriment de tous ceux qui sont dans sa PAL, voilà quelque chose qui peut rebuter. Un peu, ça va, mais trop, non !

Le point sensible est là également : à quoi cela sert-il de constituer une PAL redoutable si c'est pour recevoir des livres que nous n'avons même pas notés ? Oui, constituer sa PAL est sans aucun doute un des plaisirs fondamentaux du lecteur compulsif qui se demande encore les prochains livres qu'il va pouvoir lire, alors que dorment déjà sur sa table de chevet quelques pavés passionnants dont la lecture risque d'être différée pour la dernière nouvelle de X ou ce dernier livre de poche pour lequel on a craqué en passant à la librairie - juste pour dire bonjour...

Aussi, suis-je un peu triste d'avoir mis de côté des livres que je souhaite vraiment découvrir, au profit d'un ouvrage qui décrit pendant une quarantaine de paragraphes une île où les arapèdes disputent aux coquilles de tortues de mer et autres parasites de tourne-pierre, le podium des représentant de la bio-diversité, où la main de l'homme n'a jamais posé le pied sauf le 14 octobre 1782 quand le navigateur Hubert Chefouin de la Barandière d'Aviscennes a failli s'échouer sur un des bancs de sable côtier de cette île, si, si, c'est marqué dans les archives royales de la Corderie de Rochefort, bâtiment 4, escalier A, allée centrale, le livre avec une reliure rouge un peu abîmé sur le côté, enfin, s'il a bien été remis à sa place depuis son dernier emprunt le 6 octobre 1998 (tiens "octobre" quelle coïncidence !). Hum...

Le choix de la liberté ?

Quid les lectures communes, me demanderez-vous ? Elles n'entrent pas dans ce cadre. Effectivement, à dates fixes, fleurissent des articles sur les mêmes romans ou au moins le même auteur. Là, point de diversité dans le thème, mais une diversité dans les approches de l'oeuvre, dans les points de vue de lecture, qui forme une richesse incomparable. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais cette diversité ne se retrouvent pas dans les lectures de livres transmis par les éditeurs. La ferveur n'est pas la même. Et puis là, le livre a été choisi par nos pairs ou nous-mêmes. Ce qui est tellement différent...

Je conseille vivement à chacun d'aller sur les blogs d'Ys et Laurence, les sujets en valent la chandelle !


Ariane Moffatt évoque mon cas dans le coeur dans la tête !

Ecrire un commentaire - Voir les 28 commentaires
Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien

Looking into the dead man's ear, illustration de Vladimir Zimakov


La poésie aux prises avec l'horreur


Octobre 1940 à Camaret-sur-Mer. Un groupe de soldats allemands s'attaquent au manoir de Coecilian. Le poète Saint-Pol-Roux voit ses innombrables manuscrits déchirés ou brûlés. Il en meurt quelques jours plus tard à l'aube de ses quatre-vingts ans.


Le 22 Juin 1940, sa fille avait vécu une soirée cauchemardesque qu'elle a relatée plus tard dans le numéro du Figaro Littéraire. (J'avais écrit cet article il y a quelques temps et depuis, l'extrait a disparu. Je peux comprendre pourquoi... A la place, je vous redirige vers les articles de journaux qui sont parus le jour de la disparition du poète, histoire de comprendre à quel point sa vie familiale a été une tragédie).


Ce qui est arrivé à la fille de Saint-Pol-Roux est décrit sur le site de la mairie de Brest, fond n°5 de la bibliothèque. En réalité, ce qui arrive à Divine Saint-Pol-Roux affecte bien sûr le poète, mais il survit à cet incident. Lorsque quelques mois plus tard, sa demeure est à nouveau visitée et qu'il voit ses oeuvres détruites et éparpillées dans les ruines de son château, le poète succombe (selon les dire de Divine elle-même).


N'est-il pas singulier de penser qu'un poète peut-être brisé par la destruction de ses oeuvres alors qu'il aurait dû l'être pour ce qui est arrivé à sa fille, meurtrie à jamais par la soirée du 22 juin ?


En ce Printemps de la Poésie, En rire(s), je n'oublie pas que le rire peut-être jaune.



Always You interprété par Sophie Zelmani

Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 10:26
- Publié dans : Littérature française - Par Julien



Editeur : Seuil

Publication : Aout 2008

Pages : 316


Une surprise !

Quelle lecture, cette traversée du Mozambique par temps calme !

Un véritable roman d’aventures aussi improbable que surprenant. Tout est parti du titre. Pourquoi ce titre ? Pour deux raisons : d’une part, j’ai cru comprendre que l’auteur aurait aimé avoir écrit un livre qui s’appelle comme cela ; d’autre part, moi lecteur, j’avais toujours eu envie de lire un livre qui s’appelle comme cela. Même si le sujet du livre n’a rien à voir avec son titre...

L’histoire, enfin… les aventures

La Traversée du Mozambique par temps calme est une quête menée par le capitaine Belalcazar à la recherche du fameux trésor de Païtiti dans la forêt tropicale du Pérou. Un navire est affrété, l’équipage trié sur le volet (Hug-Gluq et Negook, les deux frères d’une tribu indienne d’Alaska, Florence Malebosse une mystérieuse navigatrice, Fontaine la cuisinière du bord amoureuse du capitaine). Les aventures se succèdent sur les mers, sur la glace lorsque le navire se prend dans la banquise, dans la forêt tropicale. Patrice Pluyette entraîne le lecteur tour à tour dans un univers de pirates ou d’aventures maritime à la Poe (Les aventures d’Arthur Gordon Pym), de chasseurs de phoques ou d’ours à la Gretel Ehrlich (Ce paradis de glace) ou Jean Malaurie (Les derniers rois de Thulé), d’amazonien réducteurs de têtes à la Lévi-Strauss (Tristes tropiques).

L’ensemble est décrit avec un humour ravageur, une ironie omniprésente. Inévitablement, le roman me fait penser à Don Quichotte, avec cette vanité dans la recherche d’un trésor - le bonheur -, en dépit des obstacles et autres embûches que l’auteur s’amuse à mettre dans les pattes de ses personnages.

La raison d’être du roman

Il me semble que le passage essentiel de ce livre réside dans ce court passage, qui me fait penser au meilleur de Buzzati dans Le désert des Tartares :

« Nous courons tous pour rien, pense-t-il. L’homme est comme cette flamme, toujours à vouloir monter plus haut, grandir, et à la fin s’épuise, s’éteint. La lumière du jour devrait nous suffire. La vie commence au saut du lit. Il faudrait partir en expédition autour de sa chambre, oublier le reste du monde. Les richesses amassées sont toujours plus nombreuses quand on va les chercher en nous-mêmes, tout près. Plût au ciel que je ne susse rien de l’existence de Païtiti. Ma curiosité me tuera. Je suis déjà vieux. Le temps est peut-être venu pour moi d’abandonner la partie. »

Ce chapitre 27 est certainement un tournant dans l’ouvrage.

Comme les personnages, le lecteur subit les aventures proposées par Pluyette et se laisse porter par ces flots continus de péripéties, de jeux de mots, de références, de parenthèses comiques, d’allusions freudo-sexuelles (les apparitions de Sophie dans la deuxième moitié du roman), de clins d’œil.

Et que dire de la structure de l’ouvrage, découpée en quatre parties (« Où nous découvrons les personnages et l’existence de Païtiti », « Le voyage en mer », « Le grand froid », « Dans la jungle » et « Païtiti »), elles-mêmes composées de courts chapitres dont le nom dévoile ce qui va arriver. Exception faite pour la dernière partie à Païtiti, où le suspens bat son plein.
L’auteur aime dévoiler par avance les prochaines aventures (il annonce par exemple les réapparitions de Sophie, la disparition de Hug-Gluq, etc…) pour tenir le lecteur en haleine, et aussi pour s’amuser avec lui. Les personnages n’étant que des pantins (et cet aspect me fait penser à l’excellent film de Spike Jonze « Dans la peau de John Malkovitch »), après tout, pourquoi s’embarrasser de ces pantins et les traîner un peu partout dans l’histoire alors qu’on peut les faire apparaître et disparaître à son grès !

Au final !

Le livre est d’une grande richesse. Patrice Pluyette a mis tout son talent pour concocter un objet littéraire agréable à lire, le sourire au coin des lèvres. Je pense sincèrement que l’auteur est passé très près, très très près d’un chef-d’œuvre. Pourquoi très très près ? Pour moi, et la définition de chef-d’œuvre est définitivement subjective – personne ne pourra me faire croire qu’Exercices de styles est un chef-d’œuvre quand bien même je reconnaîtrais une grande quantité de virtuosité et que les commentaires sur cette œuvre sont très justement élogieux -, le chef-d’œuvre n’était pas loin car Patrice Pluyette a su mettre tous les ingrédients attendus dans un roman, une histoire avec des péripéties (nombreuses), des personnages avec une psychologie suffisamment détaillée pour qu’on s’y attache (même si les personnages sont mis en lumière les uns après les autres, certains plus que d’autres, au détriment des autres qui disparaissent parfois du récit), de la tension dramatique dont je ne saurais trop m’expliquer d’où elle vient (j’ai encore des progrès à faire dans ma compréhension des œuvres), des allusions subtiles, un style si particulier qu’il en devient original, une histoire elle-même plutôt classique car c’est son traitement qui la rend singulière.

Les points négatifs, non, ne parlons pas de points négatifs, mais d’axes d’amélioration, sont probablement donc au nombre de deux :

1.    la gestion des personnages assez inégale dans le récit, mais à chaque fois qu’ils sont détaillés, ils viennent immédiatement à l’esprit comme s’ils existaient depuis toujours au fond de nous-mêmes ;
2.    le patchwork d’aventures / péripéties, qui s’interrompent parfois subitement au grès de l’amusement de l’auteur : je sens très bien qu’une fois que l’auteur en a eu assez d’une situation, ne sachant pas trop comment s’en sortir, il utilise un joker, une sorte de deus ex machina pour dénouer une situation inextricable (merci Sophie), et parfois, l’auteur s’en amuse même, en montrant qu’il peut le faire, mais se reprend, et n’utilise pas son joker finalement (passage de la glace à la forêt tropicale par un tunnel sous terre).

De là à recommander le livre, je ne sais pas trop. A mon avis, il ne laisse pas indifférent et il est tout aussi facile d'adorer que de détester. Si vous êtes curieux, n'hésitez pas à le lire, c'est un régal.

Quelques notes éparses

Ci-dessous quelques notes relevées pendant la lecture du roman et qui témoigne de la richesse de l’ouvrage.

Le navire se prénomme Catherine comme l’amour impossible de Belalcazar envers une femme qui n’aime que les femmes.
Les références aux Aventure d’Arthur Gordon Pym sont nombreuses :
« […] nos deux types embarquent clandestinement à bord d’un cargo pour l’Europe, couchés sur le flanc dans une cage de la dernière soute, déguisés en barzoïs. »
 « Son pied se prend dans un cordage et il reste suspendu jusqu’au matin, le menton effleurant les ailerons des requins prêts à charger, mais il est sauvé à temps par l’équipage hilare d’un bateau de commerce qui fait route vers Nantucket. »
« […] nous savons la réputation des voiliers sortis des rives de la Clyde […] »
« Kycash, désigné à la courte paille pour découper Jean-Philippe en six parties égales, va user de ses ongles à défaut d’un autre outil sous la main pour charcuter la viande. »

Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /Mars /2009 08:08
- Publié dans : Vie du Blog Lectures - Par Julien
Je suis actuellement en pleine charge de travail et cela ne me laisse guère de temps pour rédiger quelques articles : mon blog tourne donc au ralenti, ces jours-ci. J'espère profiter du week-end pour mettre sur le "web-papier" quelques idées qui sommeillent.

Je vous remercie pour tous vos commentaires et je prends le temps de les lire, d'y répondre la plupart du temps. Je visite régulièrement vos blogs, et de nouveaux blogueurs réalisent de nouveaux blogs de lecture, ce qui rend la lecture de tous vos blogs parfois longues ! J'ai passé une bonne partie de ma soirée de lundi soir à parcourir les articles de tous les blogs que je suis (plus de 150 désormais).

Enfin, j'avance mes lectures du moment, et c'est bien là le point central de ce blog ! J'ai commencé Les naufragés de l'île de Tromelin, et je poursuis L'histoire du siège de Lisbonne. Je prépare également un billet sur La traversée du Mozambique par temps calme en relisant quelques passages pour en extraire des citations (mais le choix sera difficile !).

Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés