Dimanche 10 mai 2009
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Fahrenheit 451
Nous nous souvenons tous de ce livre de Ray Bradbury, l'auteur d'anticipation qui a écrit les fameuses
Chroniques martiennes. Cette température, F° 451, qui correspond à notre échelle 233°C est le point d'auto-inflammation (ou auto-ignition) du papier.
Cela veut dire que si vous mettez votre four à thermostat 233°C, et que vous placez un ouvrage que vous avez
détesté, cela risque de faire un beau feu de cheminée dans votre cuisine...
Le 10 Mai : un jour pour brûler les livres ?
Un article paru sur le site Voltairenet.org (à l'époque
Voltaire.net) rappelait, en 2004, à quel point la date du 10 mai était un jour particulier, car à au moins trois reprises dans l'Histoire, elle avait bien involontairement juxtaposé "feu" et
"livre" :
- 10 mai 1497 : le fameux moine inquisiteur d'Emilia-Romagna,
Hieronymus Savonarola, qui sévit alors à Florence, organise un des fameux bûchers des vanités(*) en vue d'y brûler, notamment, des traités de mathématiques et des oeuvres de Boccace,
Aristote et Ovide ;
- 10 mai 1933 : c'est au tour des nazis de brûler les oeuvres de
Thomas Mann (alors couronné prix Nobel de Littérature quelques années auparavant en 1929), Erich Maria Remarque (auteur du livre A l'Ouest, rien de nouveau), Sigmund Freud, Bertolt
Brecht, Stefan Zweig ou Karl Marx ;
- 10 mai 2001 : aux Etats-Unis, la Congrégation des Eglises Libres
enflammait la série Harry Potter, jugée sataniste.
(*) : C'est également le titre du roman best-seller de Tom Wolfe adapté au cinéma
par Brian de Palma.
L'autodafé en littérature
Puisque je suis dans ma période "Prix Nobel", je signalerais simplement qu'il existe un roman d'Elias Canetti
(PNL 1981) intitulé Autodafé. C'est un roman unique dans l'oeuvre de Canetti, dans le sens où c'est le seul !
Il existe également un passage archi-célèbre de Candide de Voltaire, où sont évoqués les auto-da-fé.