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Editeur : Dargaud (Collection Long Courrier)

Publication : Juin 1996

Pages : 100


Un scénario bien construit

Cet album d'Etienne Davodeau publié en 1996 met en scène trois personnages en quête de leur identité. Abel, retraité qui n'a plus aucun but dans sa vie désire rejoindre, par tous les moyens possibles, la tombe de sa femme dans le sud de la France. Une grève l'empêchant de prendre le train, il dépanne financièrement un jeune ingénieur en fuite, Vincent, qui a mis au point un plan bancal pour vendre du plutonium et fuir la pays avec son amoureuse toute fraîche, Anne. Vincent et Abel prennent une auto-stoppeuse en cours de chemin, Rose, qui sera en quelque sorte le liant entre les personnages.

L'histoire met en scène les trois personnages, aux prises avec une bande de malfaiteurs désireux de récupérer leur bien. Du suspens donc, quelques rebondissements, pour se diriger vers un final à la fois tragique et lumineux, où le héros Vincent comprend qu'il peut "être", sans "avoir". Un des thèmes en filigrane de cette BD.

Le style Davodeau

Le personnage d'Abel est très sympathique, même si son histoire politique est un véritable désastre au point de vue "humain". Le personnage de Vincent est caractéristique de ces héros bornés et naïfs, sûrs d'eux mais tellement impuissants, et qui se découvrent dans le désespoir et l'échec de leurs entreprises. Enfin, le personnage de Rose apporte à la fois de la fraîcheur, mais également un élan nécessaire pour entraîner les deux autres vers leurs destins.

Les différentes situations sont bien amenées et Davodeau décrit une nouvelle fois parfaitement les campagnes de la France, avec une pointe de nostalgie, et une touche de "voyez comment c'était et comment c'est devenu...". Probablement une marque de fabrique. Ajoutons la présence d'un grand réalisme des différentes scènes.

Enfin, le dessin n'est pas parfait (comme cette réalité que le dessinateur décrit), mais Davodeau s'est amusé avec les couleurs (je n'aime pas trop le style un peu vieillot de cette BD) et avec les nombreux jeux de lumière qui émaillent les cases.
Tag(s) : #BD

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