Lorsque je me suis lancé dans l'aventure du swap, pour ce qui reste et restera peut-être ma seule et unique
expérience dans le domaine à ce jour, j'avais été encouragé par l'admirable Armande à me jeter à l'eau.
En dépit de mon scepticisme initial (« à quoi ça sert un swap, il suffit de s'acheter ce dont on a envie, tout
simplement... »), j'ai accepté pour que mon blog ne meure pas idiot ;-). Puis, j'ai perdu mon dernier cheveu en préparant le colis de Ys...
Puis j'ai attendu. Et comme le disait Dino Buzzati dans Le désert des Tartares, « c'était là le jour
qu'il attendait depuis des années, le commencement de sa vraie vie. » Le vrai swapounet entra dans ma vie de blogueur par une pochette kraft que le facteur avait négligemment glissé dans ma
boîte aux lettres, inconscient des conséquences de son acte salvateur...
Je restais quelques minutes à contempler l'enveloppe, posée sur la table de la salle à manger, à me demander ce
qu'elle pouvait contenir et qui était ma mystérieuse swapeuse. Dehors, il faisait encore jour et les rayons du soleil s'inclinaient sur l'horizon (c'est important pour expliquer la qualité des
photographies...). Le silence s'installait et n'était interrompu que par une bande de passereaux indiscrets dans les pins alentours. Je restais impassible. Attendant le bon moment. L'instant
idéal pour débuter le rituel.
Subitement, je découpai l'enveloppe scellée et en extrayait un premier message et un amas délicieux. Le message,
je le garde gravé à jamais dans ma mémoire de blogueur. Le amas est en réalité un châle indien au tissu soyeux et délicat, entourant un ensemble d'items empaquetés
soigneusement aux couleurs si virils, rose et pourpre. Le rituel se poursuit avec la découvertede ce trésor venant de l'orient : deux marque-pages - coupe-papier, stylisés en forme d'animaux, dieux éléphants ou aigrettes
huppées, taillés en bois de santal (?).
Puis vint le tour à l'écologique carnet indien en papier recyclé, sur lequel je noterais certainement des choses
et d'autres, puis des trucs aussi, enfin tout ce qu'on peut noter dans un carnet qui a une âme et dont les pages ne resteront pas blanches bien longtemps...
Et avec quoi écrire sur ce carnet ? Avec mon stylo one hundred bucks, spéciale dédicace à Slumdog
Millionaire, enfin, je suppose ! Restent encore une gentille carte de ma swappeuse et un livre de poche de Nina Bouraoui, Avant les
hommes, qui, je n'en doute pas, ressemble à un message féministe qui s'adresse directement à mon subconscient potentiellement misogyne afin d'éliminer tous les germes de ces bactéries
insidieuses...
Le rituel ne se terminera, qu'en remerciant à quatre bras, comme Shiva, l'excellente Renette ! Merci pour tous ces items venus de si loin !!