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Ah Paul Auster ! Le premier auteur que j'ai lu dans la langue de Shakespeare. C'était Vertigo et j'avais absolument adoré ce livre. Par la suite, j'ai enchaîné avec la Trilogie New-Yorkaise, puis La Musique du Hasard et Léviathan. Un auteur majeur dans l'histoire de New-York (et surtout de Brooklyn), inconstestablement.

Ce livre faisait partie de la lecture commune du Blogoclub pour le 1er novembre, et double coïncidence : je l'avais déjà lu et je n'avais toujours pas rédigé d'article sur ce roman. J'en profite donc pour réparer cette injustice et pour aller fouiner dans mes souvenirs...


J'ai lu Brooklyn Follies à sa sortie, en septembre 2005. Pour moi, cela ne ressemble pas à du Paul Auster, car il manque une dimension kafkaienne dans ce Brooklyn-là. Pas de mysticisme, pas de terrorisme, pas de mise en abyme terrifiante, de psychopathe milliardaire ou de détective farfelu. Dans ce roman, ce sont des gens comme vous et moi, enfin, surtout comme Nathan Glass qui fait sa crise de la quarantaine à soixante ans et qui décide de partir en vadrouille avec son neveu Tom.
C'est un roman d'apprentissage, pour tout être humain sans distinction d'âge, car c'est un apprentissage de la mort que Paul Auster nous propose clairement. Pour apprécier sa propre existence, il faut bien préparer sa mort. L'incipit du livre est explicite à ce sujet. Nathan cherchait un bel endroit pour mourir.

Je me souviens encore du sentiment que ce livre m'a laissé : je suis resté perplexe. A la manière des livres de Russell Banks, je savais que ce roman était très bon, mais je n'arrivais pas à voir en quoi il me marquait. Etait-ce le deséspoir de ces héros ordinaires qui cherchaient vainement un sens à leur existence ? Etait-ce le message d'espoir qui serpente tout au long du roman, jusqu'aux dernières pages (attention, de mémoire, les derniers mots tombent comme un couperet sur l'ensemble du roman) ?

Il est parfois bon de se laisser porter par ce sentiment de joie intense (mêlé d'un profond questionnement sur sa propre identité) que procure la lecture de certains livres, et même si Brooklyn Follies ne ressemble pas à ce que Paul Auster a pu faire de mieux, il n'en est pas moins remarquable.

Tag(s) : #Littérature américaine

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