Lundi 19 juillet 2010
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Publié dans : Vie du Blog Lectures
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Par Julien
La mer, la chaleur et les lectures américaines...
Mes dernières lectures me portaient vers l'Europe qui pense son identité (Hesse et Andric). Mes lectures en cours
me font voyager vers l'Amérique qui panse son identité. C'est l'été, il fait bien trop chaud pour bouger, et c'est au bord d'une mer presque fermée que je me suis hasardé à lire ce roman dont je
ne connaissais rien : Manhattan nocturne de Colin Harrison. M'extirpant de mes lectures nobélisantes, je plonge dans l'univers du policier avec ce roman américain qui me surprend pas la
qualité d'ensemble de l'histoire, avec des personnages finement manipulés par ce romancier dont je ne connais rien. Ce livre était dans mes étagères et il s'agissait d'un exemplaire offert pour
l'achat de deux autres livres du même éditeur. L'idée de le lire m'est venue en remarquant que le traducteur n'était autre que Christophe Claro. Maintenant, je comprends. Quelques 150 pages plus
loin, je suis toujours aussi enthousiaste, et retrouve même des éléments de comparaison avec l'écriture de Percival Everett...
C'est également au hasard d'une bibliothèque d'une amie que j'ai pioché curieusement le roman de Laura Kasischke
(dont j'avais déjà lu sur vos blogs tant de commentaires enthousiastes), A moi pour toujours. Cette fois-ci, c'est le talent de la romancière qui m'a sauté aux yeux (d'où mes troubles de
la vision, mais c'est une autre histoire...). Un véritable incipit, beaucoup de symboles dans les cinquante premières pages, et, on le devine rapidement, une bonne dose de talent pour raconter
une histoire et distiller de la profondeur avec simplicité et efficacité. Déjà des parallèles Laura Kasischke / Paul Auster semblent se dessiner dans les premiers moments du roman. Reste à voir
la suite, mais je ne doute pas un instant d'être confronté à un auteur majeur américain de ce début de siècle. A moins que la chaleur aidant, mon esprit ne se trouble devant ce semblant de
chick litt ?
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Kasischke, j'accroche pas vraiment. Il est vrai que je n'ai lu d'elle qu'un seul roman (La vie devant ses yeux) mais cela ne m'a pas donné envie pour autant de revoir mon jugement. Peut-être passé-je à côté d'un bon auteur finalement...
Il faut effectivement lire deux ou trois livres avant de juger si un auteur est bon ou pas. Je m'emballe peut-être mais de ce que j'ai pu en lire, j'ai trouvé cela talentueux.
De Kasische, j'ai lu A moi pour toujours et Rêves de garçons. Je suis d'accord avec toi : c'est une excellente auteur ! Le parallèle entre l'évolution de l'histoire et le fil des saisons, ainsi que ces cadavres d'animaux ensanglantés sur la neige, comme un présage d'une fin tragique, sont très bien trouvés. Je me suis même demandé si ce roman était un roman fantastique...
Mais j'ai amplement préféré Rêve de garçons, qui m'a fait pensé à du très très bon Joyce Carol Oates.
Je n'ai pas apprécié le JC Oates que j'avais commencé, mais je suis prêt à revoir mon jugement finalement, étant donné les similitudes qu'on prête à ces deux auteurs américains.
Comme toi, j'ai vraiment apprécié le parallèle entre l'histoire et le fil des saisons, ponctués de sang, de tâches rouges et autres signes évidents, augurant un certain dénouement pour l'histoire ! L'histoire est effectivement traitée un peu comme un roman fantastique à l'image des contes de Maupassant, par exemple, mais cela reste tout de même assez en retrait.
Merci pour ton commentaire Céline !
En tout cas tufais des découvertes qui t'enthousiasmes, c'est le principal!! Tu me donne envie au moins pour le premier... Bonnes vacances!
Merci Loula ! Bonnes vacances également !
Kasischke ne m'a vraiment pas convaincue. Ceci dit je n'en ai lu qu'un... ne me demande pas le titre, j'ai même oublié jusqu'à ça...
Cela ne peut effectivement pas plaire à tout le monde. Je suis dans une phase d'auteur du même style (Ovaldé notamment), et je cherche à voir s'il s'agit d'un effet de mode ou de réels talents. Pour le moment, je penche plutôt pour le second, mais cela reste un avis très personnel !
Merci pour ton commentaire Stephie !
Ah Everett ! Je me rappelle encore de "Blessés", j'en garde un bon souvenir. en tous cas, je ne connais pas l'auteur que tu cites et je prends note. En policier américain, à lire aussi: Craig Johnson, que j'ai encore dans ma Pal.
bonnes vacances à toi!
Je note Craig Johnson. Je te fais confiance pour tes goûts littéraires, Sébastien !
Bonnes vacances également si tu en as !
J'aime beaucoup Kasischke, que j'avais découvert avant mon blog pour "un Oiseau blanc dans le blizzard", et ensuite " La vie devant ses yeux" . Ce roman est son meilleur pour ce qui est de la recherche du style et de la création d'une ambiance. J'en ai chroniqué trois autres depuis.
Par contre je n'ai pas aimé sontout premier roman.
Elle a des points communs avec joyce-Carol Oates.
Il est vrai que ses héros sont surtout des femmes, et que le plus souvent, elle traite de sujets intéressant davantage les femmes que les hommes...
Effectivement, j'ai lu de ci de là qu'elle avait beaucoup de points communs avec JC Oates. Le seul roman que j'avais commencé de Oates ne m'a donné envie de le terminer, ni d'en relire un autre. Il faut que je poursuive un peu l'exploration des deux auteurs avant d'en tirer des conclusions définitives...
Puisqu'on est (quand même) dans les romans américains, mon commentaire ne va pas trop arriver comme un cheveu sur la soupe.
Je viens de lire le génialissime "En vol" de Alan Tennant, et une recherche pour savoir s'il y a un autre fan m'a conduite sur une liste de livres que tu comptais lire, y compris, donc, ce titre.
Alors? Si tu aimes les oiseaux et en particulier le fascinant faucon pèlerin , laisse tout de suite ce que tu es en train de faire, et lis En vol!!!
Ah, devant ton enthousiasme Keisha, je vais reprendre la lecture. Je m'étais arrêté aux premières pages, je n'ai pas dû dépasser les quarante pages, et j'avais migré sur une autre lecture. Mais tu es persuasive et j'aime écouter tes conseils : je reprends sa lecture aujourd'hui même !
"Migrer", c'était le mot, oui...
Je reconnais qu'au début on ne sait pas trop où ça va aller, mais une fois que nos deux fanas sont dans le Cessna à écouter le bip d'Amelia, la jeune fauconne pèlerine, c'est gagné! Car il n'y a pas que cle, dans le livre, évidemment.
J'avoue que j'adore ce genre de récits...
Le livre a fait son nid sur ma table de chevet.
On me l'avait offert car il s'agit d'un roman encensé par la critique outre-atlantique pour la qualité de son texte, et surtout parce que cela traite de piafs ;)
oh que oui, j'en ai, les dernières 'grandes vacances' d'étudiant :s
craig johnson, pour le moment, je ne l'ai que parcouru, mais après la rentrée littéraire, je m'y remets: tu peux lire une itw et une chronique sur le blog de Laurent, In Cold Blog, pour te faire une idée.
Merci, je vais lire cela sur ICB.
Ah, les dernières vacances étudiantes... Cela me ramène à d'excellents souvenirs, il y a quelques années maintenant ! Je te les souhaite excellentes !
Evidemment j'avais compris ton intérêt pour le livre, bourré de "piafs" en effets, à savoir faucons pèlerins surtout, mais pas que. Des bestioles fascinantes mais pas sympa à rencontrer si on est un pigeon... Et puis les bipèdes du bouquin valent aussi le détour!
Des auteurs que je ne connais pas ou peu, mais le temps est déjà tellement compté pour tout...
Totalement d'accord avec Céline, ça me rappelle beaucoup JC Oates ! J'ai lu Rêves de garçons et La couronne verte, et j'ai trouvé ça très bon, vraiment prometteur...