Samedi 27 mars 2010
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Publié dans : Vie du Blog Lectures
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Par Julien
Photographie de Ryan Schude
Le temps, je le perds tous les jours. Surtout en ce moment ! En attendant que je me décide à publier un article
sur ma lecture du sublime Siddhartha d'Hermann Hesse, ou encore quelques lignes sur le curieux Bestiaire de Julio Cortazar, voici quelques lignes extraites de l'article
d'Antoine Compagnon dans le Magazine Littéraire de ce mois-ci, consacré à Marcel Proust :
« Une œuvre qui se conforme à son programme, c’est une œuvre qui s’épuise vite, parce que ses lecteurs ont tôt fait de
l’assimiler, mais une œuvre déséquilibrée entre son projet et son accomplissement, c’est une œuvre qui a de quoi franchir le temps. Non pas que toutes les œuvres imparfaites soient promises à la
postérité, bien entendu, mais celles qui portent en leur cœur un ratage magnifique, la contradiction par rapport à tout dessein qui est la vie même. »
Oui, la vie est ainsi faite, pour notre plus grand bonheur !
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