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Fouillis littéraire

Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien



Les livres nous racontent des histoires...


C'est ce que le New Zealand Book Council nous montre dans ce clip admirablement réalisé : Where books come to life.

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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /Jan /2010 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien

http://www.szymonroginski.com/Site/portfolio_files/08.Projekt%20UFO%2017.jpg
Projekt UFO #17 par Szymon Roginski

A l'origine : Whichbook

Amis amateurs de littérature anglophone en V.O., voici un site qui devrait ravir votre appétit de LCA : la possibilité de choisir un livre selon votre humeur !
L'idée est excellente : le site Whichbook.net, qui se présente comme une nouvelle manière de choisir vos lectures, vous propose une sélection de livres en fonction des critères que vous aurez positionnés au préalable. Le choix s'effectue selon la tendance du livre :
  • happy / sad
  • funny / serious
  • safe / disturbing
  • expected / unpredictable
  • larger than life / down to earth
  • beautiful / disgusting
  • gentle / violent
  • easy / demanding
  • no sex / sex
  • conventional / unusual
  • optimistic / bleak
  • short / long

Voici une manière originale, effectivement, de choisir son prochain ouvrage, ou par exemple, de sélectionner les livres de la prochaine lecture commune !

Le BookWok de CultureWok

Dans la même veine, le site internet Culturewok vient de lancer BookWok, en français ! C'est encore récent, et je ne sais pas trop quelle est la base de donnée de ce BookWok, mais l'initiative est à souligner... Si vous ne trouvez pas votre bonheur sur la Blogosphère - ce qui me paraît presque impossible - ou si vous êtes tout simplement curieux, jetez un oeil à ce site internet ! Avantage de ce site : les résultats concernent également la musique et les films.


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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /Jan /2010 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/08/Albert_Camus%2C_gagnant_de_prix_Nobel%2C_portrait_en_buste%2C_pos%C3%A9_au_bureau%2C_faisant_face_%C3%A0_gauche%2C_cigarette_de_tabagisme.jpg/499px-Albert_Camus%2C_gagnant_de_prix_Nobel%2C_portrait_en_buste%2C_pos%C3%A9_au_bureau%2C_faisant_face_%C3%A0_gauche%2C_cigarette_de_tabagisme.jpg
Albert Camus

Le 4 Janvier 1960...

... disparaissait l'un des plus grands auteurs de l'humanité entière.
A l'heure où les disputes sur l'absurdité du transfert de ses cendres font encore parler d'elles, il était bon de rendre hommage au Prix Nobel de Littérature 1957.

De Camus, j'ai eu la chance d'étudier Noces auprès d'un très bon professeur et même d'avoir l'ouvrage au sujet d'une épreuve littéraire d'un concours. Cela rapproche d'une oeuvre, d'un écrivain, d'un penseur. Car Noces, bien plus qu'une série de récits, est un essai sur le bonheur. Camus était comme ça : toujours profond et grave, amoureux de la Nature mais toujours humain avant tout.

Camus conclut Noces avec ce qui servira de fil conducteur à sa vie et son oeuvre, et qui pourrait bien nous servir un jour :

     « Mais qu’est-ce que le bonheur sinon le simple accord entre un être et l’existence qu’il mène ? »

Merci à Denis pour la piqûre de rappel !

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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /Sep /2009 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien
British Vogue de Vincent Gapaillard 

Vous ne connaissez certainement pas ce prix - sauf si vous avez pianoté "prix kafka" sur google et que votre errance vous a amené ici -, et je dirais volontiers que c'est normal de ne pas connaître ce prix, tant le raz de marée de prix littéraire nous submerge tous les ans au point que nous ne savons même plus qui a gagné le prix Goncourt ou le prix Médicis et si le prix Nobel de Littérature a déjà été attribué ou non à un français encore vivant.

Donc, vous ne connaissez probablement pas (vous noterez la nuance entre la certitude primitive et la probabilité déclarée a posteriori), le premier prix international de littérature de la République Tchèque, comme le site internet de la société Franz Kafka nous le présente.

Pourtant, le Prix Franz Kafka gagne à être connu. Pourquoi, questionnerez-vous ? Hé bien, tout simplement parce qu'une rumeur complètement infondée s'est élevé lorsque certains lauréats du prix Kafka ont également reçu quelques mois plus tard, la digne récompense du Prix Nobel de Littérature. Cette coïncidence a concerné Elfriede Jelinek et Harold Pinter, lauréat coup sur coup des années 2004 et 2005.

L'absence de liste nominative pour le prix Nobel de Littérature rend les conjectures d'autant plus inconsistente qu'il n'y avait rien jusqu'alors qui pouvait donner l'idée d'un moindre soupçon de signe entraînant la possibilité d'une conséquence sur l'évaluation d'un probable vainqueur au plus grand prix de littérature de tous les temps. Pour faire simple, les pronostiqueurs du lauréat du Prix Nobel lorgnent avec curiosité sur les lauréats du prix Kafka.

Pour l'année 2009, c'est à nouveau un autrichien qui a reçu le prix : Peter Handke. L'auteur de L'angoisse du gardien de but au moment du penalty, de La femme gauchère et des Ailes du désir est aussi un habitué du festival de Cannes (scénariste, réalisateur).

Pour se donner une idée des lauréats du prix Kafka, vous retrouverez certains noms de potentiels futurs lauréats au Prix Nobel de Littérature :
  • 2009 : Peter Handke - Autriche
  • 2008 : Arnost Lustig - République Tchèque
  • 2007 : Yves Bonnefoy - France
  • 2006 : Haruki Murakami - Japon
  • 2005 : Harold Pinter - Grande-Bretagne
  • 2004 : Elfriede Jelinek - Autriche
  • 2003 : Peter Nadas - Hongrie
  • 2002 : Ivan Klima - République Tchèque
  • 2001 : Philip Roth - USA

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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /Sep /2009 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien

Deux personnages un peu comme le lecteur devant les étalages de son libraire en cette rentrée 2009 : dubidatifs !
Sarah et moi
de l'excellent Jacques Khuong Nguyen.

La rentrée littéraire ne fait pas rage. Enfin, c'est ce qu'il me semble. Pourtant, certains journalistes prétendent le contraire, et c'est fort possible que l'engouement passe à côté de chez moi où on s'intéresse plus facilement aux innondations qu'aux fausses infatuations de la littérature française.


Par exemple, dans un article du Monde des livres daté du 17.09.2009, l'auteur lance l'idée que les libraires ont lancé le bruit que « le cru 2009 de la rentrée littéraire est l'un des plus goûteux depuis de longues années. » Plus encore, que les éditions de l'Olivier ont réussi leur rentrée 2009.

Editions de l'Olivier

Avec cela, je suis d'accord. Les éditions de l'Olivier, filiale du Seuil, ont misé sur trois auteurs seulement pour cette rentrée littéraire. Au lieu de viser la quantité, c'est la qualité qui a été choisie par l'éditeur. Il faudra néanmoins que les lecteurs tranchent.

Cette année, Véronique Ovaldé joue les têtes d'affiche. Depuis la sortie de Et mon coeur transparent, prix France Culture-Télérama 2008, l'auteur a assuré une certaine reconnaissance sur la scène littéraire française. En 2009, Véronique Ovaldé propose Ce que je sais de Vera Candida, un roman selon les ressorts sud-américain, où destin, lignée et famille résonnent comme les thèmes indispensables à la littérature de ce continent. Dans la lignée d'une lecture comme celui de L'instinct d'Inez de Carlos Fuentes, les femmes sont à l'honneur dans le roman de la française. Le thème suffit à en savoir plus.

Deuxième tête d'affiche des éditions de l'Olivier, Thierry Hesse, lauréat du prix Robert-Walser 2003 pour Le cimetière américain, mêle à nouveau les conséquences catastrophiques du capitalisme à un style littéraire qu'on dit puissant, dans son nouveau livre Démon. Là encore, l'effet de mode devrait faire boule de neige, et j'attends déjà quelques comptes-rendus de lecture sur cet auteur avant d'éventuellement me lancer dans ses ouvrages. Un choix qui semble à la fois pertinent et stratégique de la part de l'éditeur.

Enfin, la troisième tête d'affiche, mais pas le moindre, est Antoine Audouard. Dans la présentation de l'éditeur, on sent un peu le "poulain" aguerri, véritable machine à gagner des prix, mis en branle par l'éditeur avec L'arabe, un roman ambitieux selon la présentation et les critiques. A voir la présentation de l'éditeur (« Antoine Audouard a publié la plupart de ses livres chez Gallimard. Sélectionné deux fois par l’Académie Goncourt – pour Adieu, mon unique et Un pont d’oiseaux –, il bénéficie depuis quelques années d’une attention grandissante de la part des libraires et des médias. »), il ne fait aucun doute sur les intentions de l'éditeur et les prétentions de l'auteur.

Les éditions de l'Olivier semblent donc parées pour rafler les prix littéraires cette année. Nous verrons la moisson dans quelques semaines.

Editions Cénomane

Une petite parenthèse dans cette rentrée littéraire pour annoncer la sortie cette année 2009 - bon d'accord, en mars, mais qu'importe ! - de la seconde traduction d'un roman de l'espagnol Fernando Marias, L'enfant des colonels. Il y a quelques mois, j'avais été enchanté par le petit roman de cet auteur, Je vais mourir cette nuit, qui m'avait tenu en haleine pendant une ou deux soirées, ce qui ne m'arrive finalement pas souvent, pour ne pas dire jamais. Parenthèse fermée !

Actes Sud

La traduction des Paul Auster en français ne suffit plus à me satisfaire de cette honorable maison d'édition qui jouit d'une belle réputation sur la blogosphère et ailleurs. Depuis quelques déceptions et les mauvaises traductions des polars suédois, la crédibilité de la maison s'est quelque peu effritée.
Pourtant, Actes Sud sort d'une saison riche en prix littéraire (exemples : Zone de Mathias Enard - prix Livre Inter 2009 ; Les déferlantes de Claudie Gallay - grand prix des lectrices ELLE ; Un dieu animal de Jérôme Ferrari - prix Landerneau).

Pour la rentrée littéraire, Actes Sud présente huit romans. C'est beaucoup, finalement. Citons dans l'ordre d'apparition sur leur site.
- Metin Arditi, auteur suisse déjà moult fois publié chez Actes Sud, sort Loin des bras, une histoire qui rappellera des souvenirs à tous ceux qui ont vécu dans un internat.
- Christophe Bouquerel a écrit Ce n'est qu'un début, un roman de bobo soixante-huitard que semble particulièrement affectionner le comité de publication de l'éditeur.
- Jean-Yves Cendrey, transfuge des éditions de l'Olivier (n'a-t-il pas gagné de prix ?) présente Honecker 21, chronique d'un berlinois d'aujourd'hui, qui souffre des maux de notre société. Une autre réflexion sur notre société, sur le système... A voir, cela pourrait être intéressant. J'attends les avis.
- Céline Curiol, bercée aux Etats-Unis, sort Exil intermédiaire un roman français très américain, sorte de roman d'amour à New York. Il faut voir également...
- Cécile Ladjali, probablement la tête d'affiche de cette rentrée Actes Sud, s'engouffre dans les romans type "histoire de famille en rapport avec la Seconde Guerre Mondiale" qui est terriblement vendeur, avec Ordalie. C'est souvent vendeur parce que c'est de bonne facture. A suivre également.
- Sébastien Lapaque se joue de nos souvenirs mathématiques avec Les identités remarquables. Voilà quelque chose qui sonne bien. Le roman commence par cet incipit : « Tu vas mourir, aujourd’hui, et tu ne le sais pas encore. » Le personnage va passer la journée à découvrir ce que cette phrase, soufflée à son réveil, implique dans sa vie. Attirant ! J'attends quelques avis également.
- Minh Tran Huy, pilier du Magazine Littéraire depuis la restructuration récente, a déjà écrit plusieurs romans de qualité. Elle sort cette année La double vie d'Anna Song, une pianiste quasiment oubliée qui sort de l'ombre. Un roman qui tourne autour de la musique classique (Bach, Orphée et Eurydice, ...) qui semble intéressant. Même chose, des avis ?
- Lyonel Trouillot, haïtien plusieurs fois publié chez Actes Sud, présente Yanvalou pour Charlie. Une histoire sociale qui se déroule en Haïti.

Beaucoup de livres chez Actes Sud en littérature française. Seuls trois ou quatre romans pourraient m'intéresser.

En revanche, côté littérature étrangère, Actes Sud publie notamment les nouveaux José Carlos Somoza (La clé de l'abîme) et Alberto Manguel (Tous les hommes sont des menteurs).

A suivre !


Olle Nyman chante Don't let those bastards reel you in - aucun lien, fils unique ;-)


Edit deu 23/09/2009 :
Comme vous avez été nombreux à me le signaler (merci InColdBlog, Keisha et Sibylline pour votre vigilence !), le roman de Claudie Gallay Les déferlantes est bel et bien publié aux éditions du Rouergue. Toutefois, j'ai considéré Actes Sud dans son ensemble, comme présenté sur leur site internet (cf. section « Prix littéraire : une saison exceptionnelle » sur la page d'accueil du site http://www.actes-sud.fr/). Mea culpa !


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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien
Pressespigel, photographie de Nils Holgersson (sic)

Alors qu'il me reste tant de livres de Prix Nobel de Littérature à lire, je ne résiste pas à la tentation de jeter un coup d'oeil à ce que nous réserve la rentrée littéraire. Un petit tour d'horizon chez les trois gros éditeurs pour la rentrée, pendant que certains blogueurs s'adonnent au 1% rentrée littéraire.


Gallimard

L'un des mastodontes de notre industrie du livre en France présente une série d'auteurs, dont certains sont des valeurs sûres : David Foenkinos, l'ami des mamies, nous propose son livre « La Délicatesse », Marie NDiaye - qui présentera son livre aux Correspondances de Manosque en septembre - avec « Trois femmes puissantes », ou encore Pierre Péju avec « La Diagonale du Vide », cette étroite bande de faible densité de population qui traverse la France des Landes aux Ardennes et qui est une métaphore à la fois de l'absence d'évènements dans la vie des gens et de la solitude...

Citons également les auteurs suivants : Elisabeth Barillé qui découvre la mort au travers du prisme de la mode avec « Heureux parmi les morts » - passionnant de voir les écrivains parler de leurs livres et découvrir leurs facettes agréables ou non -, Alain Blottière avec « Le Tombeau de Tommy », David Boratav qui évoque la difficulté d'être turc dans « Murmures à Beyoglu », Amina Danton qui sort son premier roman germanopratin « La Tangente », Ananda Devi - presqu'un poids lourd -  évoque un tyran familial dans « Le Sari Vert », Yannick Haenel propose avec un style controversé (essai, roman ?) la vie de « Jan Karski » messager polonais en 1942 et s'interroge sur la Shoah dans la veine des nombreux livres qui sortent chaque année sur le sujet avec un succès toujours garanti, Laurence Plazenet se lance dans un parallèle entre deux destins en France et en Chine à l'époque de la Fronde dans son deuxième roman « La Blessure et la Soif », Noëlle Revaz écrit un roman d'amour entre « Efina » et l'acteur de théâtre T, Laurence Tellier-Loniewski propose son premier roman « Les Arrangeurs » sur une Résidence gérée par des soixante-huitards à l'image du monde actuel, Mathieu Terence propose une aventure sur les biotechnologies et une réflexion sur l'espèce humaine dans « L'Autre Vie», et finalement Anne Wiazemsky, rompue aux prix littéraires dans les années 90, sort une histoire romanesque « Mon Enfant de Berlin ».

Au total, quinze auteurs en lumière sur le site des Editions Gallimard, beaucoup d'auteurs très "parisiens" - amis parisiens, n'y voyez rien de péjoratif, mais il suffit de voir les vidéos pour comprendre ce qu'il y a de citadins dans les auteurs. Nous ne sommes pas à la campagne, ça c'est sûr :-).
Je pense que sur les quinze auteurs, Gallimard aurait pu se limiter la moitié : Péju, NDiaye, Terence, Wiazemsky, Haenel, et peut-être Blottière et Boratav. Ce serait surprenant de voir beaucoup de prix littéraires du côté de chez Gallimard cette année. Attendons les critiques... J'attends avec curiosité quelques critiques sur L'Autre Vie de Terence.

Grasset

Chez l'autre éditeur tendance de la place parisienne, Grasset, c'est Frédéric Beigbeder qui déchaîne les passions avec son coup de publicité « Un roman français », volant la vedette à l'ensemble des auteurs de l'éditeur. José Alvarez sort « Anna la nuit » ; Sorj Chalandon poursuit sur sa lancée avec « La légende de nos pères » ; Patrick Poivre d'Arvor nous gratifie des « Fragments d'une femme perdue ». A noter également - et sans rentrer dans le détail des publications chez Grasset, que Bruno Tessarech a écrit « Les sentinelles », livre qui vient en contrepoint du Jan Karski de Yannick Haenel chez Gallimard.

Editions du Seuil

Aux éditions du Seuil, ce ne sont pas moins de neuf auteurs francophones qui sont mis en avant lors de cette rentrée littéraire, avec notamment Eric Holder (« Bella ciao »), Pascal Quignard (« La Barque silencieuse ») ou Lydie Salvayre (« BW »). Deux primo-romanciers comme on les appelle cette année s'immiscent dans cette liste de rentrée : Vincent Message avec « Les veilleurs » nous emmène dans un monde parallèle tandis que l'anthropologue Jocelyn Bonnerave présente de curieux « Nouveaux Indiens ».»

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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien
Hautes herbes d'Elene Usdin

J'ai commencé mes lectures avec le Blogoclub des excellentes Sylire et Lisa en fin d'année 2008, avec pour objectif la publication d'un billet sur La dame en blanc de Wilkie Collins.

Il y a quelques jours, je suis tombé sur l'explication potentielle du titre du roman, sur l'excellent blog anglophone How books got their titles. Avis à tous les curieux ;-)

Au passage, j'en profite pour annoncer la prochaine lecture du Blogoclub : Nous étions les Mulvaney de Joyce Carol Oates. Une myriade de billets en perspective pour le 1er juillet.

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Dimanche 10 mai 2009 7 10 /05 /Mai /2009 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien
Met-elle le feu à un sac des livres ? Photographie du collectif N-A-M


Fahrenheit 451


Nous nous souvenons tous de ce livre de Ray Bradbury, l'auteur d'anticipation qui a écrit les fameuses Chroniques martiennes. Cette température, F° 451, qui correspond à notre échelle 233°C est le point d'auto-inflammation (ou auto-ignition) du papier.

 

Cela veut dire que si vous mettez votre four à thermostat 233°C, et que vous placez un ouvrage que vous avez détesté, cela risque de faire un beau feu de cheminée dans votre cuisine...



Le 10 Mai : un jour pour brûler les livres ?

 

Un article paru sur le site Voltairenet.org (à l'époque Voltaire.net) rappelait, en 2004, à quel point la date du 10 mai était un jour particulier, car à au moins trois reprises dans l'Histoire, elle avait bien involontairement juxtaposé "feu" et "livre" :

 

- 10 mai 1497 : le fameux moine inquisiteur d'Emilia-Romagna, Hieronymus Savonarola, qui sévit alors à Florence, organise un des fameux bûchers des vanités(*) en vue d'y brûler, notamment, des traités de mathématiques et des oeuvres de Boccace, Aristote et Ovide ;

 

- 10 mai 1933 : c'est au tour des nazis de brûler les oeuvres de Thomas Mann (alors couronné prix Nobel de Littérature quelques années auparavant en 1929), Erich Maria Remarque (auteur du livre A l'Ouest, rien de nouveau), Sigmund Freud, Bertolt Brecht, Stefan Zweig ou Karl Marx ;

 

- 10 mai 2001 : aux Etats-Unis, la Congrégation des Eglises Libres enflammait la série Harry Potter, jugée sataniste.

(*) : C'est également le titre du roman best-seller de Tom Wolfe adapté au cinéma par Brian de Palma.

L'autodafé en littérature

 

Puisque je suis dans ma période "Prix Nobel", je signalerais simplement qu'il existe un roman d'Elias Canetti (PNL 1981) intitulé Autodafé. C'est un roman unique dans l'oeuvre de Canetti, dans le sens où c'est le seul !

Il existe également un passage archi-célèbre de Candide de Voltaire, où sont évoqués les auto-da-fé.

 


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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien
Une image amusante du hollandais Teun Hocks

Fini les difficultés pour trouver le livre qui vous manque pour achever votre challenge préféré ? (ou celui pour lequel vous avez été mis au défi...) ?


Possible, avec ce site astucieux, Bibli.othequ.es, qui vous permet (ou permettra bientôt...) de vérifier la disponibilité du livre que vous recherchez dans la bibliothèque du quartier, et plus si affinité !

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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /Avr /2009 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien
Une oeuvre étrange de Takafumi Tsuchiya

Il est presque possible de réaliser un challenge ABC option prix Nobel ! Voici un petit exemple de liste alphabétique des prix Nobel (il ne manque que quatre petites lettres...). Pour les plus joueurs d'entres-vous :
 
  • Andric Ivo - Le pont sur la Drina
  • Buck Pearl - Pavillon de femmes
  • Canetti Elias - Auto-da-fé
  • Deledda Grazia - Les tentations
  • Elytis Odysseus - Axion Esti
  • Faulkner William - Absalon, absalon !
  • Gordimer Nadine - Pillage
  • Hesse Hermann - Siddhartha
  • I
  • Jelinek Elfriede - Les amantes
  • Kipling Rudyard - Kim
  • Laxness Halldor - La cloche d'Islande
  • Mahfouz Naguid - Les fils de la médina
  • Naipaul Vidiadhar Surajprasad  - A la courbe du fleuve
  • O'Neil Eugene - Théâtre
  • Perse Saint-John - Vents
  • Quasimodo Salvatore - Poèmes
  • Rolland Romain - Vie de Tolstoï
  • Saramago José - Histoire du siège de Lisbonne
  • Tagore Radinbranath - L'offrande lyrique
  • Undset Sindgrid - Printemps
  • V
  • White Patrick - P
  • Xingjian Gao - La montagne de l'âme
  • Y
  • Z


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Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /Avr /2009 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien

The ghost ship, illustration de Yaga Kielb

En parcourant la liste des lauréats du Prix Nobel, j'ai constaté certaines absences remarquables. Des écrivains considérés comme majeurs aujourd'hui n'ont jamais été récompensés, tandis que d'autres, qui semblent avoir laissé des traces moindres - mais attention, on redécouvre régulièrement des auteurs géniaux -, ont reçu le prix. L'année 1974 est un exemple flagrant où deux membres de l'acamédie suédoise reçoivent le prix Nobel, au détriment de Nabokov.


Dans la petite liste ci-dessous, nous retrouvons quelques grands noms de la littérature qui n'ont pas reçu le prix Nobel :
  • Marcel Proust,
  • James Joyce,
  • Dino Buzatti,
  • Franz Kafka,
  • Jorge Luis Borges,
  • Vladimir Nabokov,
  • Stephan Zweig.

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Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /Avr /2009 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien
Dinghies Clustered Around Docks, photo aérienne de Alex MacLean

Si comme moi, vous êtes épatés par le talent de certains traducteurs, curieux de savoir si l'oeuvre originale est meilleure ou pire que l'oeuvre traduite, si vous vous posez la question de savoir si l'oeuvre traduite que vous lisez est un reflet réel de ce qu'est l'oeuvre originale ou une interprétation passée sous le filtre du traducteur, alors lisez cet entretien particulièrement instructif de Claro, le traducteur de Pynchon ou Vollmann, sur le site de Télérama.

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Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /Avr /2009 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien
Oeuvre troublante de Shinichi Maruyama

Voici la liste des lauréats du prix Nobel de Littérature de 1901 jusqu'à 2008, avec un exemple des oeuvres que je souhaite découvrir. Vaste, très vaste programme !!! Cette liste est pleine de surprise :


1901 : René Sully Prudhomme (France) : Poésie.
1902 : Theodor Mommsen (Allemagne) : Histoire romaine.
1903 : Bjornstjerne Bjornson (Norvège) : Les âmes en peine.
1904 : Frédéric Mistral (France) : Mes origines : Mémoires et récits ; José Echegaray (Espagne) : L'affront lavé .
1905 : Henrik Sienkiewicz (Pologne) : Quo vadis.
1906 : Giosuè Carducci (Italie) : Oeuvres poétiques.
1907 : Rudyard Kipling (Royaume-Uni) : L'homme qui voulut être roi, Le livre de la jungle, Kim.
1908 : Rudolf Eucken (Allemagne) : Le sens et la valeur de la vie.
1909 : Selma Lagerlöf (Suède) : Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède, Le banni, L'anneau maudit.
1910 : Paul von Heyse (Allemagne) : L'arrabbiata.
1911 : Maurice Maeterlinck (Belgique) : Serres chaudes.
1912 : Gerhart Hauptmann (Allemagne) : La peau de castor.
1913 : Rabindranath Tagore (Inde) : L'offrande lyrique, La maison et le monde.
1914 : non décerné.
1915 : Romain Rolland (France) : Colas Breugnon, Haendel, Jean-Christophe, Essai sur la mystique et l'action de l'Inde vivante, Vie de Tolstoï.
1916 : V. von Heidenstam (Suède) : Les Carolins.
1917 : Karl Gjellerup (Danemark) : Minna ; Henrik Pontoppidan (Danemark) : Le visiteur royal et autres nouvelles.
1918 : non décerné.
1919 : Carl Spitteler (Suisse) : Promethee et epithemee.
1920 : Knut Hamsun (Norvège) : La faim.
1921 : Anatole France (France) : Thaïs, Le Lys Rouge, L'île des Penguins.
1922 : Jacinto Benavente (Espagne) : Les intérêts créés, Roses d'automne.
1923 : William Butler Yeats (Irlande) : La rose et autres poèmes.
1924 : Ladislas Stanislas Reymont (Pologne) : Les paysans.
1925 : George Bernard Shaw (Royaume-Uni) : L'homme et les armes, Avertissement sur le mariage.
1926 : Grazia Deledda (Italie) : Les tentations, Dans l'ombre la mère, Elias Portolu.
1927 : Henri Bergson (France) : La pensée et le mouvant, Matière et mémoire.
1928 : Sindgrid Undset (Norvège) : Printemps, Kristin Lavransdatter, La femme fidèle, Olav Audunsson.
1929 : Thomas Mann (Allemagne) : La montagne magique, Mort à Venise.
1930 : Sinclair Lewis (Etats-Unis) : Impossible ici.
1931 : Erik Axel Karlfeldt (Suède) : Poèmes.
1932 : John Galsworthy (Royaume-Uni) : La dynastie des Forsyte.
1933 : Ivan Alexseievitch Bounine (URSS) : La vie d'Arseniev, Les allées sombres.
1934 : Luigi Pirandello (Italie) : Six personnages en quête d'auteur.
1935 : non décerné.
1936 : Eugene O'Neill (Etats-Unis) : Théâtre.
1937 : Roger Martin Du Gard (France) : Les Thibault.
1938 : Pearl Buck (Etats-Unis) : La terre chinoise, Pavillon de femmes.
1939 : Frans Emil Sillanpaa (Finlande) : Une brève destinée.
1940 : non décerné.
1941 : non décerné.
1942 : non décerné.
1943 : non décerné.
1944 : Johannes Vilhem Jensen (Danemark) : La chute du roi.
1945 : Gabriela Mistral (Chili) : Poèmes choisis.
1946 : Hermann Hesse (Suisse) : Le loup des steppes.
1947 : André Gide (France) : Les faux-monnayeurs, Les caves du Vatican, Les nourritures terrestres.
1948 : Thomas Stearns Eliot (Royaume-Uni) : Poésie.
1949 : William Faulkner (Etats-Unis) : Le bruit et la fureur, Tandis que j'agonise, Lumière d'août, Absalon Absalon !.
1950 : Bertrand Russel (Royaume-Uni) : Le monde qui pourrait être, Science et religion.
1951 : Par Lagerkvist (Suède) : Le bourreau.
1952 : François Mauriac (France) : Le noeud de vipère, Thérèse Desqueyroux.
1953 : Winston Churchill (Royaume-Uni) : Mémoires.
1954 : Ernest Hemingway (Etats-Unis) : Les neiges du Kilimandjaro, Le vieil homme et la mer, Pour qui sonne le glas, Le soleil se lève aussi, 50000 dollars.
1955 : Halldor Laxness (Islande) : La cloche d'Islande, Le paradis retrouvé, Les annales de Brekkukot.
1956 : Juan Ramon Jimenez (Espagne) : Beauté.
1957 : Albert Camus (France) : L'étranger, Noces, La chute, La peste.
1958 : Boris Pasternak (URSS) [refusé] : Le docteur Jivago, Correspondance.
1959 : Salvatore Quasimodo (Italie) : Poèmes.
1960 : Saint-John Perse (France) : Vents, Eloges, Amers.
1961 : Ivo Andric (Yougoslavie) : Le pont sur la Drina, Contes de la solitude, La chronique de Travnik, L'éléphant du vizir.
1962 : John Steinbeck (Etats-Unis) : Les raisins de la colère, Des souris et des hommes, Les naufragés de l'autocar, La perle, Rue de la sardine, Le poney rouge, Tendre jeudi, La grande vallée.
1963 : Georges Séféris (Grèce) : Poèmes.
1964 : Jean-Paul Sartre (France) [refusé] : La nausée, Les mots, Huis Clos, Les Mouches, Les mains sales, le mur, Le diable et le bon dieu.
1965 : Mikhail Aleksandrovitch Cholokhov (URSS) : Le don paisible.
1966 : Samuel Joseph Agnon (Israël) : Au coeur des mers, A la fleur de l'âge, Le chien Balak, La dot des fiancées ; Nelly Sachs (Suède) : Partage-toi nuit.
1967 : Miguel Angel Asturias (Guatemala) : Légendes du Guatemala.
1968 : Yasunari Kawabata (Japon) : Les belles endormis, Pays de neige, Tristesse et beauté, Le lac, Le grondement de la montagne, La danseuse d'Izu.
1969 : Samuel Beckett (Irlande) : En attendant Godot, Fin de partie, Premier amour.
1970 : Alexandre Soljenitsyne (URSS) : Une journée d'Ivan Denissovitch, L'erreur de l'Occident.
1971 : Pablo Neruda (Chili) : La solitude lumineuse, Le livre des questions, J'avoue que j'ai vécu, Poésie.
1972 : Heinrich Böll (RFA) : Chien blème, Les enfants des morts, Portrait de groupe avec dame.
1973 : Patrick White (Australie) : Défaut dans le mirroir.
1974 : Eyvind Johnson (Suède) : Le temps de sa grâce ; Harry Martinson (Suède) : La société des vagabonds, Les orties fleurissent.
1975 : Eugène Montale (Italie) : Poèmes.
1976 : Saül Bellow (Etats-Unis) : Le faiseur de pluie, Ravelstein, Herzog.
1977 : Vicente Aleixandre (Espagne) : Poèmes.
1978 : Issac Bashevis Singer (Etats-Unis) : Le golem, Le petit monde de la rue Krochmalna, L'esclave, Gimpel le naïf.
1979 : Odysseus Elytis (Grèce) : Axion Esti.
1980 : Czeslaw Milosz (Pologne) : La pensée captive.
1981 : Elias Canetti (Royaume-Uni) : Auto-da-fé, Masse et puissance, La langue sauvée, Ecrits autobiographiques.
1982 : Gabriel Garcia Marquez (Colombie) : Cent ans de solitude, Chronique d'une mort annoncée, Vivre pour la reconter, L'amour au temps du choléra.
1983 : William Golding (Royaume-Uni) : Sa majesté des mouches, Les héritiers, Trilogie maritime, Parade sauvage.
1984 : Jaroslav Seifert (Tchécoslovaquie) : Colonne de la peste.
1985 : Claude Simon (France) : Les Georgiques, L'acacia, La route des Flandres, L'herbe.
1986 : Wole Soyinka (Nigéria) : La danse de la forêt, Il te faut partir à l'aube.
1987 : Joseph Brodsky (Etats-Unis) : Poèmes, 1961-1978.
1988 : Naguib Mahfouz (Egypte) : Les fils de la médina.
1989 : Camilo José Cela (Espagne) : La ruche, La famille de Pascal Duarte.
1990 : Octavio Paz (Mexique) : Le labyrinthe de la solitude, Liberté sur parole, La flamme double.
1991 : Nadine Gordimer (Afrique du Sud) : Beethoven avait un seizième de sang noir, La voix douce du serpent, Pillage, Le conservateur.
1992 : Derek Walcott (Sainte-Lucie) : Omeros, Heureux le voyageur, Le royaume du fruit-étoile.
1993 : Toni Morrison (Etats-Unis) : Beloved, Sula, Paradis, Tar baby.
1994 : Oe Kenzaburo (Japon) : Dites-nous comment survivre à notre folie, Une existence tranquille, Gibiers d'élevage, Le faste des morts.
1995 : Seamus Heaney (Irlande) : La lucarne.
1996 : Wislawa Szymborska (Pologne) : De la mort sans exagérer, Vue avec un grain de sable, Les gens sur le pont, Fin et début.
1997 : Dario Fo (Italie) : Mystère bouffe, Faut pas payer !.
1998 : José Saramago (Portugal) : Histoire du siège de Lisbonne, Aveuglement.
1999 : Günter Grass (Allemagne) : Le tambour.
2000 : Gao Xingjian (France) : La montagne de l'âme, Le livre de l'homme seul.
2001 : Vidiadhar Surajprasad Naipaul (Royaume-Uni) : L'enigme de l'arrivée, Jusqu'au bout de la foi, A la courbe du fleuve.
2002 : Imre Kertész (Hongrie) : Etre sans destin, Un autre : chronique d'une métamorphose.
2003 : John Maxwell Coetzee (Afrique du Sud) : Disgrâce, Foe, Scènes de la vie d'un jeune garçon, Au coeur de ce pays.
2004 : Elfriede Jelinek (Autriche) : La pianiste, les amantes.
2005 : Harold Pinter (Royaume-Uni) : Trahison, le gardien, No man's land.
2006 : Orhan Pamuk (Turquie) : Istanbul, Le livre noir, Neige, Mon nom est Rouge.
2007 : Doris Lessing (Royaume-Uni) : Le carnet d'or, Le rêve le plus doux, Alfred et Emily, Un enfant de l'amour, Mara et Dann, Le monde de Ben.
2008 : Jean-Marie Gustave Le Clézio (France) : Onitsha, Désert, L'Africain, Le chercheur d'or, Révolutions, La quarantaine.

Cela fait une longue liste. Cela ne peut pas être un challenge sur une seule année, mais disons sur plusieurs (pour rester flou et réaliste)...

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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien
La couverture anglo-saxone de The Man in the High Castle de Philip K. Dick

Il n'est pas seulement question d'oeuvres éphémères ici, mais plutôt des oeuvres qui auraient pu être si l'Histoire avait été autre. J'aime beaucoup le concept d'uchronie et de nombreux auteurs les utilisent pour imaginer ce que le monde aurait pu être s'il avait été différent. Ce concept n'a pas de limites. Il est complètement illusoire de vouloir imaginer ce qu'auraient été les choses si les évènements déclencheurs n'étaient pas arrivés, à part peut-être dans quelques cas mathématiques ou de physiques assez simplistes...


Pourtant, les écrivains, et les lecteurs encore plus, raffolent de cela. Eric-Emmanuel Schmitt reprend la vie d'Hitler dans La part de l'autre. Philip Roth raconte la victoire du complexe Charles Lindbergh aux élections de 1941 avec en ligne de mire, la paix avec l'Allemagne nazi. Roger Caillois imagine Ponce Pilate graviant le Christ. Ward Moore détaille un monde complexe où les Sudistes remportent la Guerre de Sécession, dans Autant en emporte le temps. Jasper Fforde prétend que le Pays de Galles est devenu indépendant dans L'Affaire Jane Eyre. Enfin, Philip K. Dick raconte comment l'assassinat de Franklin Roosevelt entraîne la victoire de l'Allemagne nazi dans l'excellent Le maître du Haut Château. L'uchronie a quelque chose à voir avec la guerre...

Au contraire des uchronies, la réalité littéraire a également quelque chose à voir avec la guerre. Les écrivains disparus pendant la guerre sont légions. Quatre panneaux au Panthéon à Paris sont consacrés aux écrivains morts pendant la guerre de 1914-1918, listant pas moins de 546 écrivains, parmi lesquels :
  • Alain-Fournier, l'auteur du Grand Meaulnes,
  • Guillaume Apollinaire, le poète,
  • Aristide Bruant, romancier et chansonnier,
  • Charles Péguy,
  • Louis Pergaud, lauréat du Goncourt 1910 avec De Goupil à Margot et auteur de La guerre des boutons,
  • Victor Segalen, mais pourquoi son nom est écrit ici ? C'est moins évident...
La liste est impressionnante. Il y eut une grande quantité d'historiens, d'archéologues, de géographes, de romanciers, parmi les sacrifiés de la Première Guerre Mondiale.

Aussi est-ce suffisant d'imaginer l'uchronie suivante : la Première Guerre Mondiale n'a pas eu lieu et tous ces écrivains ont participé à la vie intellectuelle et au rayonnement de la France dans les années 1920-1950, avec toutes les oeuvres disparues puisqu'elles n'ont jamais été écrites. En connaissant la profusion des ouvrages de la littérature d'après 1945, on comprend à quel point une uchronie est stérile. La réalité, aussi cruelle soit-elle, dépasse parfois l'imagination des hommes.

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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 06:00
- Publié dans : Fouillis littéraire - Par Julien
European /American Economic Relations, illustration de Thomas Fuchs publiée dans le journal Newsweek.
Le cowboy a les fesses posées sur la Suède... Bizarre, tout de même...


Avant même de commencer avec sérieux le challenge Prix Nobel - et je sens que certaines personnes sont intéressés pour des lectures communes, si c'est le cas, n'hésitez-pas à me le dire dans les commentaires, ce challenge me motive sérieusement  -, je lance ce billet pour avoir vos avis sur le prochain Prix Nobel de Littéraire, 2009.


Avez-vous des idées d'auteurs pouvant obtenir ce prix, cette année ? Je verrais bien un auteur américain cette année, ne serait-ce que pour démentir un soupçon de polémique qui a pu poindre lors de l'élection de Le Clézio en 2008 - certains auteurs américains (ou éditeurs peut-être ?) ont vivement critiqué le fait qu'il n'y a pas eu d'auteur américain récompensé depuis Toni Morrison en 1993, ce qui, pour un pays influent - et qui pense l'être culturellement parlant - ne fait pas un bon effet !

Des idées ? Je suis preneur... Je vais moi-même me pencher sur la question, mais autant ouvrir le débat dès maintenant, je suis sûr que vous avez un avis sur la question...



Propositions diverses et variées :

Dominique (never ending blog) : Thomas Pynchon, Russell Banks
Dominique (à sauts et à gambades) : Philip Roth
In Cold Blog : Joyce Carol Oates
Loïc : Philip Roth
Thaïs : Philip Roth, Salman Rushdie
Marie : Umberto Eco, Milan Kundera
Julien : Jim Harrison ?

Listes des auteurs cités par les bookmakers pour 2008 : Amos Oz, Philip Roth, Yves Bonnefoy, Les Murray, Ali Ahmad Said Asbar (Adonis), Claudio Magris, Mahasweta Devi, Salman Rushdie, Joyce Carol Oates, Don DeLillo, Haruki Murakami, Arnost Lustig, Michael Ondaatje, Thomas Pynchon, Mario Vargas Llosa, Milan Kundera, Cees Nooteboom, Margaret Atwood, Alice Munro, Carlos Fuentes, Peter Carey, Umberto Eco, Chinua Achebe, Cormac McCarthy, Ian McEwan, John Updike, A.S. Byatt.

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