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Il n'est parfois nul besoin d'écrire un roman de 500 pages pour émerveiller un lecteur sur le talent d'un auteur.

Le conte de Noël d'Auggie Wren
est un chef-d'oeuvre d'efficacité. Paul Auster réalise un véritable travail d'orfèvre en moins d'une trentaine de pages, avec un brio qu'il ne répètera malheureusement pas toujours dans les romans qui constituent son oeuvre.
Mais là, nous tenons la quintessence du talent d'Auster.


Paul, le narrateur, doit écrire un nouvelle pour le New York Times qui doit paraître au matin de Noël. Auggie, qui tient une boutique de cigares, à Brooklyn inévitablement, connaît Paul depuis onze ans. En échange d'une invitation au restaurant, Auggie va raconter à Paul une histoire pour le conte de Noël. L'histoire en elle-même est d'une sobriété épatante ; mais elle atteint la sensibilité du lecteur avec une rare simplicité.
Pourtant, la mise en abyme réalisée par Paul Auster est digne des plus grands (je pense à Gide ou à Zweig), car ce conte a réellement été publié dans le New York Times en 1990.


Du moment qu'une personne y croit, il n'existe pas une histoire qui ne puisse être vraie
. Paul Auster est rejoint par Yann Martel sur ce point.

Je n'ai  pas lu ce conte dans la version "Actes Sud Junior" mais les illustrations peuvent y ajouter un petit quelque chose (en espérant que cela ne dénature pas l'histoire). J'avais en mémoire, en lisant le texte, l'extrait du film de Wayne Wang, Smoke  (avec l'excellent Harvey Keitel) qui y fait référence.

Tag(s) : #Littérature américaine

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